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Bienvenue sur beatus.vir.

Du latin beatus, heureux et vir, l’homme.

Les « B » richement enluminés étaient l’initiale d’une phrase qui commençait les livres saints ; « Heureux l’homme qui écoute la parole de Dieu ».

Comme l’homme heureux est un bon programme pour la vie, j’aime ce titre pour mon blog.

Je parlerai ici d’enluminures, mais aussi de tout ce que j’aime et qui me fait « bouger » ; les thèmes sont en dessous , et ils peuvent changer au gré de mes coups de cœur.

Bonne visite !


 

 






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ne pas baisser les bras, jamais

Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /2007 07:33

…C'est ironique, bien sûr !

Quand je m’aperçois que –vraiment-, certains  écrivent  tellement mieux que moi sur des sujets qui me tiennent à cœur,  eh bien, je leur emprunte leur article.

C’est peut-être bien aussi d’en faire profiter à  d’autres qui viendraient s’égarer ici (si, si, il y en a quelques-uns !).

Un qui écrit bien, c'est  Sébastien Fontenelle . L’adresse de son blog est en dessous, mais j’ai trouvé son article chez Bruno Lamothe (http://www.changer-le-ps.com/article-6500970-6.html).  L’important, c’est de citer mes sources (non, ce n’est pas moi qui ait écrit ce texte, et croyez bien, je le regrette)

 

Pourquoi Tant D'Amour?

Par Sébastien Fontenelle 

http://vivelefeu.blog.20minutes.fr

Hier soir, franchement, le Mahatma Sarkozy a été bien, chez Arlette (Chabot).

Très bien, même.

Très digne.

Très non-violent.

Très laissez-venir-à-moi-les-petits-nenfants-(clandestins)-et-les malades.

Le gars aime tout le monde - surtout dans les banlieues, qui l'ont, dit-il, massivement plébiscité.

A un moment donné, il a sorti un truc vraiment énorme, du style, pourquoi tant de haine?

Pourquoi tant de brutalité(s)?

A ce moment-là, son nez s'est allongé si démesurément, qu'il a failli crever un oeil d'Arlette (Chabot).

Nicolas Sarkozy a été, dans sa pratique policière, l'homme de l'extrême brutalité: celui qui a finalement, sinistre bégaiement, lâché ses troupes sur des enfants, au motif de leur supposée "clandestinité".

Nicolas Sarkozy a été, dans sa campagne, l'homme de toutes les brutalités langagières, et voudrait certes qu'on l'oublie - mais ça va pas être possible.

On ne braconne pas impunément sur les terres du Pen.

On n'excite pas impunément les haines de voisinage.

On ne fustige pas impunément les tueurs de moutons.

On ne réduit pas impunément les conditions de (sur)vie des banlieusards à une confrontation entre, d'un côté, Charles Bronson, période "Un justicier dans la ville", et, de l'autre, une jeunesse présentée comme une salissure, passible du Kärcher.

Quand on est à la fois Mister Hyde et Mister Hyde, on n'essaie pas de se faire passer en toute fin de course pour le bon docteur Jekyll, aromathérapeute.

Quand il se produit chez Arlette (Chabot), le vrai Sarkozy est dans les plans de coupe où, se voyant à l'image, il se fend d'un sourire aussi naturel que le crochet du capitaine éponyme.

Les sourires du gars qui a lâché ses flics sur des enfants dont les parents n'ont pas l'heur d'être nés blancs à Neuilly (Hauts-de-Seine), capitale de l'immobilier à forte plus-value, sont dans le meilleur des cas de laides grimaces en forme d'insultes à l'intelligence du public.

Sarkozy est l'apprenti-sorcier qui entre deux risettes forcées continue jusqu'au bout à distiller des vilenies mensongères.

Sarkozy est l'homme qui chez Arlette (Chabot), et au nom de sa "vérité", redit sans fin qu'il faut "maîtriser l'immigration", pourquoi?

Parce que, m'dame Chabot, y a quand même 450 millions d'enfants (noirs) en Afrique, et vous comprenez bien, m'dame Chabot, qu'on va manquer d'écoles pour tous les accueillir.

Sarkozy est l'homme à qui Arlette (Chabot) oublie de répondre que, jusqu'à plus ample informé, ces 450 millions de nègres n'ont pas uniment sollicité une inscription au lycée Henri IV.

Sarkozy aime à nous suggérer, comme son mentor électoral, que les Africains (mais pas que) naissent avec l'idée, pénible, de venir piquer, jusque dans nos cours de récréation, les goûters de nos enfants.

Dans le discours dégueulasse de Nicolas Sarkozy, l'étranger ne va jamais seul, mais se déplace par légions, foncées de peau, de centaines de millions d'individus soucieux de nous déferler sur, façon nuages de sauterelles.

Sarkozy, dans ces moments-là, promeut une logorrhée typiquement xénophobe - comme l'a fort bien sougliné Lilian Thuram, qui ose encore, c'est assez rare pour être souligné, appeler un chat un chat.

Il est vrai: Sarkozy est courtisé par des gens qui ont de hautes prétentions intellectuelles, mais dont le discours se réduit finalement à considérer qu'il y a déjà trop de foutus nègres sur nos terrains de foot - alors vous imaginez en Afrique?

Sarkozy est, d'abondance, l'homme des anathèmes et des relégations - dissimulés, il va de soi, derrière un nuage de poudre aux yeux.

Quand Sarkozy, dans un effort grotesque, essaie d'effacer de la photo les violences parlées dont il a voulu assommer la jeunesse des banlieues, en lui promettant à présent des centaines de milliers d'emplois, il ajoute l'insulte à l'injure - à moins que ce ne soit l'inverse.

Après l'avoir durement fouetté de ses mots (et de ceux de ses penseurs de chevet), Sarkozy trace pour Ali, Raymond ou Mamadou, Français de pleins droits natif du 9-3, un destin féérique d'esclave salarié - j'ai pour toi petit veinard ethnico-religieux un plan de carrière chez Speed Sushi, astique ta mobylette.

Même topo quand Sarkozy tance les chômeurs, implicites branleurs, du haut de sa vraie fausse compassion, énonçant que désormais il faudra que ces refusards disent "oui" (et merci) à ce que leur proposera le "service public de l'emploi" - ou qu'ils se démerdent, pas de mains, pas de chocolats - comme s'ils n'étaient qu'une file infinie de voleurs d'allocs solidement désireux de n'en pas foutre une ramée, rejetant coup sur coup des centaines d'offres d'emplois foncièrement généreuses.

Dans les deux cas le patronat, qui est l'ami d'enfance du boss de l'UMP, se pourlèche les babines par anticipation, fort (de nouveau) de la promesse qu'on lui fera bientôt livrer sur un plateau du travailleur docile.

Dans l'univers de cauchemar où s'ébat le candidat Sarkozy la horde affreuse des Africains-de-moins-de-17-ans rêve de venir piquer les minables émoluments que des patrons humanistes consentiront bientôt à "nos" jeunes-à-capuches et à "nos" salarié(e)s-en-recherche-d'emplois (histoire qu'ils puissent payer leur abonnement au câble).

Dans cet univers de cauchemar, le maître-mot est "brutalité(s)" - policière(s), si besoin était.

Arlette (Chabot) ou pas.

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Samedi 5 mai 2007 6 05 /05 /2007 01:49

Allez donc faire un tour chez Bruno Lamothe :
Il vient de mettre un excellent article sur la possibilité de lutter encore pour le moment contre le réchauffement climatique. Il n'est pas encore trop tard, d'après le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

http://www.changer-le-ps.com/article-6556814.html
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Dimanche 6 mai 2007 7 06 /05 /2007 04:10

Le « Grand Soir », un site qui répertorie des informations qu’on ne trouve pas forcément partout, raconte l’histoire (pas)  banale d’une malienne, médecin spécialiste du sida, arrivant en France pour un colloque international de médecine….

Et elle a eu bien de la chance de ne pas être renvoyée de la manière la plus arbitraire dans son pays ! Belle image de la France qu’on donne à l’étranger !

En fait, cette histoire est relatée dans « Libération » du 4  mai.


Une Malienne, médecin et spécialiste du sida, a subi trente heures d’arrestation alors qu’elle arrivait à Paris pour une rencontre scientifique.

Libération, vendredi 4 mai 2007.

C’est la chronique peu ordinaire d’une passagère africaine arrivant à l’aéroport de Roissy. Et embarquée, alors que tout est en règle, dans un épisode digne de Kafka. « C’est terrifiant de ce que cela peut révéler. » Tant Bernard Kouchner, ex-ministre, que Gilles Brücker, directeur de l’Institut de veille sanitaire et fondateur de l’association Solthis, ou Christine Katlama, professeure, spécialiste des maladies infectieuses, se disent abasourdis par ce témoignage. Au point de s’associer pour réagir.

Au départ, voilà une jeune femme présentant parfaitement bien : médecin, spécialiste du sida au Mali. Le mois dernier, elle est invitée, comme cela lui arrive souvent, à participer à un colloque scientifique sur le sida, à Paris, présidé par Christine Katlama. Il s’agit d’une rencontre très officielle puisque, en ouverture de ladite conférence, a été lu un message de bienvenue de Jacques Chirac. « Le 29 mars 2007, raconte ce médecin [1], j’atterris à 6 h 20 à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Au poste de contrôle de police, je suis arrêtée par un policier, sans aucun motif. Il m’amène dans un petit bureau où se trouvent d’autres policiers et des passagers. Il me fait attendre pendant trois heures. Sans un mot. Deux jeunes policières me fouillent ensuite dans les toilettes et, sans explication, me prennent tous mes papiers. Je leur explique, pourtant, le motif de mon voyage, mais elles ne me répondent pas. »

Ensuite ? « Un autre policier m’ordonne de signer des papiers sur lesquels est écrit : "Refus d’entrée". » La raison ? « Il me dit que ma date de retour dépasse celle du séjour qui figure sur le visa, et que je ne suis pas inscrite pour la prétendue conférence. Je leur explique que dans mon pays, le Mali, il faut présenter un billet d’avion de retour au consulat de France pour obtenir un visa d’entrée, que la Société Bristol-Myers Squibb, qui a pris mon billet, l’a laissé ouvert jusqu’à un mois, et que, lorsque j’ai obtenu un visa de sept jours, j’ai raccourci mon séjour en France, et qu’enfin, les inscriptions définitives à la conférence se font sur place. » Bref, tout est clair et il n’y a aucune embrouille. « Mais ils n’ont rien voulu comprendre, ils m’ont enfermée dans une petite pièce. On ne pouvait pas se tenir assis, et on m’a dit que je prendrai le vol Air France du même après-midi sur Bamako... J’ai dit aux policiers que j’avais de la famille à Paris. Ils m’ont transférée au centre de rétention de l’aéroport, où je suis restée quatre heures, sans accès à une chambre. Dans l’après-midi, trois policiers sont venus me chercher, m’ont ramenée à l’aéroport pour l’embarquement. Arrivée au contrôle de police des frontières, j’ai cherché à voir un officier de police. Par chance, l’un d’eux s’est arrêté pour écouter mon histoire, et m’a donné raison. Il m’a dit de ne pas embarquer. Il a ordonné aux policiers de mettre un téléphone à ma disposition pour appeler ma famille à Paris et en Afrique. »

La mésaventure ne s’arrête pas là. « J’ai pu appeler mon mari, qui a ensuite avisé sa soeur puis notre beau-frère à Paris. Ils sont immédiatement venus à l’aéroport. » Mais ces derniers n’ont pu la rencontrer, l’heure des visites étant dépassée. « Le lendemain matin, mon beau-frère et ma belle-soeur se sont présentés au centre de rétention pour me faire sortir. On nous a fait savoir que mes papiers étaient restés à l’aéroport et qu’il n’y avait au centre aucun officier disponible pour prendre une décision. Après deux heures d’attente, un officier s’est présenté à nous. Mon beau-frère, avec ses décorations de Légion d’honneur et du mérite, s’est porté garant et a demandé au comité d’organisation de la conférence de faxer à la police une copie de mon inscription... C’est comme cela que j’ai retrouvé ma liberté, après plus de trente heures de rétention. » Un détail, encore : « Les policiers qui m’ont reconduite du centre de rétention au poste de police du terminal, visiblement déçus de me voir revenir pour une libération et pas pour un rembarquement, ont conspué leurs collègues du centre de rétention, accusés de faiblesse. »

Une bévue ? Une pratique bureaucratique courante ? Un zèle déplacé ? « Il n’y a pas mort d’homme, ni violence, mais c’est ahurissant, réagit avec force Bernard Kouchner. Pour un témoignage ainsi recueilli, combien d’autres jamais révélés ? » Et pour ces trois médecins, une interrogation nouvelle : « Peut-on, aujourd’hui, continuer à inviter nos collègues médecins africains à des échanges scientifiques à Paris si nous les exposons à trente heures de rétention, à des mesures d’expulsion, à des humiliations de toutes sortes ? »

Eric Favereau

 


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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /2007 06:04

 

Je ne reviens pas sur la victoire de Sarkosy. Il était content, ses supporters aussi ; c’est normal. Ils ont gagné.

Par contre, ce qui m’a tout de suite étonné et mis très mal à l’aise, c’est la joie affichée de Ségolène Royal, grande perdante, même pas à moitié gagnante, de cette élection.

Quoi ! Des millions de gens qui espéraient que la gauche et sa générosité reviennent au pouvoir venaient de prendre une claque en apprenant que Sarkosy et son kärcher s’installaient à l’Elysée, et étaient immensément déçus et tristes, et voilà Ségolène, radieuse et souriante, très contente finalement.

C’est sûrement la seule qui ne prendra pas de plein fouet tout ce que le nouveau président nous concocte en matière de régression sociale, de politique sécuritaire, etc….

C’est indécent, cette joie affichée, complètement en décalage avec la tristesse du peuple de gauche. Strauss Kahn et Fabius étaient tristes, eux, sur les plateaux télé.

Qu’est-ce qu’il y a dans sa tête ? Pourquoi est-elle contente comme ça ?

J’ai un peu écouté ses déclarations, elle prend le PS d’assaut, se pose en chef de file, va faire un grand rassemblement bientôt (une grande fête ?) pour fêter cette défaite….. Mais les autres, mais nous, qu’est-ce qu’on devient ? Je me sens trahie, là….

 

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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /2007 06:21


Je vous mets en bloc un commentaire trouvé sur le blog à Mélenchon ; il est, je trouve, clair et lucide. Je vous le propose tel quel :

La messe est dite

 Les militants du PS et ceux des autres partis de gauche ont fait ce qu’ils pouvaient, ou ce qu’on leur demandait. Pour faire gagner Ségolène et faire gagner la gauche, d’autant que chacun sait qu’aprés la présidentielle arrivent les législatives. Il serait probablement prétentieux et prématuré, aujourd’hui, d’affirmer qu’avec un autre candidat on aurait gagné.

Mieux vaut commencer par quelques constats aussi objectifs que possible et quelques questions.

1) N’était-ce pas quand même un pari risqué que de choisir un(e) candidat(e) ayant certes des qualités et des atouts, mais qui ne figurait pas parmi les 20 principaux responsables dans la « hiérarchie » du PS ? Dans quel pays, la gauche a-t-elle osé un tel pari ?

2) Certes, il faut s’efforcer de faire une campagne « de propositions » et pas seulement critiquer le sortant et son bilan. Mais 3 constats s’imposent :

- de moins en moins d’électeurs font confiance aux « promesses » faites par les candidats quels qu’ils soient

- en plus, en fin de campagne, SARKOZY avait sans vergogne repris à son compte quasiment toutes les propositions de Ségolène (y compris de donner à l’opposition la présidence de la commission des finances... !). Le piège s’était refermé.

- la souffrance sociale, la souffrance au travail (suicides sur les lieux de travail ), la souffrance morale de millions de gens est telle qu’ils attendent aussi des leaders politiquent qu’ils « disent » et dénoncent ces souffrances. Sarkozy, le Pen et Bayrou l’ont fait, souvent avec démagogie ... ; les candidats à la gauche du PS l’ont fait aussi, de manière plus crédible. Et au total, tous ceux-ci qui ont « dénoncé » les souffrances du peuple ont recueilli plus de 70% des voix au 1er tour ! Cela devrait faire réfléchir.


3) Un candidat de gauche ne devrait-il pas, inlassablement, comme le faisait François Mitterrand, dénoncer et expliquer les causes profondes des injustices sociales et économiques ? En particulier les exigences délirantes de rendement des capitaux qui sont aujourd’hui de 15% et plus . De plus en plus d’économistes, y compris parmi les libéraux (Jean Peyrelevade, Patrick Artus etc ...) écrivent des livres pour expliquer que cette exigence de rendement des capitaux nous conduit dans le mur, socialement, écologiquement, moralement ...et que même la démocratie en est menacée.
Au lieu de s’appuyer sur ces faits, sur ces analyses, au lieu d’en informer les français –ce qui au moins nous différencierait clairement de l’UMP- la direction du PS et la candidate ont réussi la « performance » de n’en rien dire pendant les 5 mois de campagne. Alors que c’était une occasion exceptionnelle qui ne se présente qu’une fois tous les 5 ans.

Ceux qui conduiront la campagne du PS pour les législatives en parleront-ils enfin ? On peut en douter. Car il y a malheureusement près de 20 ans que le PS a abandonné ce qui devrait être la fonction 1ère d’un parti de gauche : l’éducation populaire sur les problèmes économiques et sociaux, sur les comportements et intérêts de classe. Et de ce manquement gravissime, ce n’est pas Ségolène qui en est responsable

La défaite du 6 mai n’aura pour le PS et pour ses militants qu’un seul mérite, amer. Celui de rendre inéluctable et indispensable la clarification/recomposition de la gauche. C’est-à-dire, un peu schématiquement, une clarification entre ceux qui veulent comprendre et s’attaquer à la racine des injustices de ce monde et ceux qui se satisfont d’en atténuer les symptômes.

Posté par : andré 69 | 06.05.2007 à 21:52

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Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /2007 07:38

Il va falloir choisir. Pour certains, j’ai trouvé leur photo sur internet.  D’autres non. Tant pis. Pour des petits veinards, j’ai trouvé des caricatures (c’est la gloire !)

Je vous fais  remarquer que j’ai mis le modem à part (entre la gauche et la droite). Je suis vraiment trop gentille, là, quand on voit que le modem laisse le champ libre à l’UMP dans ma circonscription ; mais on peut peut-être dire aussi qu’il laisse le champ libre à la gauche, va savoir....

 

Pierre Bissey    LO

 

Christian Bernaud,  Francis Grisonnet   PT

désolée pour la photo  : d'abord je ne suis pas sûre que ce soit le candidat, ensuite, c'est un scan de la photo du journal : du grand art  photographique ! Mais c'est mieux que rien !

 

Pierre Mathieu  PC

 

Olivier Girardin   PS

 

Françoise Deplanque   Verts

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Pas de MODEM

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François Baroin    UMP

 

Pas de divers droite

Martine Viala    FN

 

Guy Garnier   MNR

 

Christian Parachout   MPF

Maurice Bernardie    Génération Ecologie

La caricature date un peu, je crois, mais bon, ça change un peu des photos.

 

Lucien Maes    La France en action.

Je ne suis pas sûre que la France en Action soit au bon endroit. Je vais faire mon enquête !

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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /2007 14:13

Notre encore fringant  président de la république veut que la lettre du jeune Guy Moquet, résistant  mort à 17 ans et demie soit lue dans tous les établissements scolaires secondaires dès la rentrée prochaine.

Excellente idée !  Beaucoup rechignent en hurlant à la récupération ce qui est le moins qu’on puisse dire, c’est même plus que ça, c’est une véritable provocation, je trouve.

De quel côté aurait été notre président dans les temps troublés du début des années 40 ?

On ne peut pas répondre à cette question, mais vu comme il se met du côté des puissants et des riches systématiquement, comment il stigmatise les plus modestes, les étrangers, comment  il fait « de la lèche » à Bush, on en en droit de se la poser …..

Mais qu’importe ! Il veut qu’on la lise, cette lettre, et bien lisons-là ! Et expliquons aux jeunes le contexte réel dans lequel ce jeune homme a été arrêté, puis exécuté.

Il était communiste, ne l’oublions pas, il militait contre le vent de la bienpensance et de la collaboration, il courait de vrais risques pour la Liberté ; montrons aux jeunes ce que cela pourrait représenter maintenant comme engagement militant.

Il veut qu’on la lise, lisons-la !

Et pardon à tous ceux qui vont trouver ce mot bien inexact vu que je ne suis pas historienne, que je ne suis plus enseignante, et que mes élèves étaient des enfants, pas des ados. C’est un mot « coup de cœur ».

 

 

Fusillé le 22 octobre 1941 à côté de Chateaubriant

 

Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.
Certes, j’aurai voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino [1]. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
J’éspère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour.
A toi, petit Papa, si je t’ai fait, ainsi qu’à petite Maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis et à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi ! Ma vie a été courte !
Je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous.
Je vais mourir avec Tintin, Michels [2].
Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi Maman, Serge, Papa, je vous embrasse de tout mon cœur d’enfant.
Courage !
Votre Guy qui vous aime

Dernières pensées : "Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !"

[1] Roger et Rino sont des "frères" de combat militant.

[2] Tintin désigne Jean-Pierre Timbaud. Michels, c’est Charles Michels, tous deux seront exécutés avec Guy.

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Dimanche 3 juin 2007 7 03 /06 /2007 15:11

 

Et je ne sais toujours pas ce que je vais faire.

Je retourne à ma liste du 21 mai dernier et je vais essayer de procéder avec méthode.

D’abord, je ne peux toujours pas me faire une idée de ce mouvement « La France en Action » ; c’est le machin de Governatori, qui a essayé de se présenter à la présidentielle, mais il n’a pas eu ses signatures. Je suis allée voir sur internet ; et j’ai lu la profession de foi de notre candidat. C’est assez intéressant, comme programme. Ca me fait un peu penser à Pierre Rabhi, l’ex candidat à la candidature de 2002. L’avantage de voter pour le candidat de ce mouvement, c’est les 1euro et quelques centimes que ma voix lui rapporterait pour l’aider à continuer….  Enfin, si quelqu’un peut m’éclairer sur ce mouvement, ce serait bien volontiers.

Sinon, il y a ceux que j’écarte d’office : les candidats FN,  MPF, Génération Ecologie, vraiment trop à droite tous.

Il n’y a pas de candidat modem sur notre circonscription. Dommage.

Notre candidat UMP, ex ministre qui ne l’est plus depuis peu, et qui a donc du temps pour sa circonscription, n’est même pas venu au débat organisé par la presse locale entre les candidats de la circonscription. Sous prétexte qu’il n’avait pas le temps ! S’il n’a pas le temps de se faire élire, aura-t-il plus de temps une fois élu ? Serait-il sorcier ?

Le jeune candidat socialiste l’a d’ailleurs « allumé » là-dessus au début du débat. Le suppléant du candidat UMP n’en est pas encore revenu : Alors ça !, un socialiste qui se permet de critiquer notre candidat maire, ex-ministre, etc, etc…, on n’avait jamais vu ça !  Moi, j’ai trouvé ça très bien, et normal dans un exercice normal de la démocratie.

Ca nous change un peu des socialistes locaux frileux et peu audacieux qu’on a ici depuis 30 ans ! Finalement, je vais peut-être voter pour lui., malgré que le parti socialiste, en ce moment, il m’agace plutôt, et c’est un mot gentil !

Mais si je vote pour lui, c’est pour la personne que je voterai : d’abord, il s’est exprimé à plusieurs reprises à des moments où il fallait réagir, et j’ai apprécié : D’abord quand des manifestants tranquilles et pépères avec leurs pancartes se sont fait violemment refouler par les CRS  parce qu’il ne fallait pas que le gouvernement en vadrouille dans notre bonne ville ne les voit ; et puis au débat il y a quelques jours. Ensuite il avait pris position au moment du débat interne au PS pour la candidature de Fabius, clairement orientée à gauche. La dernière raison, il est super mignon (je sais, ce n’est pas un argument, notre maire ex-ministre candidat UMP est mignon lui aussi, mais on ne se refait pas !) .

Sinon, on a des candidats PC, Verts, LO et LCR. L’embarras du choix, mais je ne suis pas vraiment emballée (pour le moment).

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Mercredi 6 juin 2007 3 06 /06 /2007 17:02

Hier, trois infos, deux sur le journal et une sur le blog (qui n’a pas été vérifiée), se sont télescopées dans ma tête et me semblaient étrangement proches les unes des autres malgré leur manque de lien apparent

La première, c’est que notre candidat UMP, maire, ex-ministre, etc , etc… serait un adepte fervent de longues parties de pêche à la ligne. Peut-être. Je n’ai pas vérifié l’info, mais comme c’est une info plutôt sympa, ou en tout cas, neutre, tant pis si elle n’est pas exacte, je la laisse, cela ne devrait pas porter à conséquence.

La deuxième, c’est que le même candidat UMP, maire, ex-ministre, etc, etc…. vient de se voir attribuer le « pinocchio vert », distinction décernée par les Verts à un élu franchement pas écolo malgré ses déclarations, enfin, un qui ne met pas en accord ses dires et ses actes en matière d’écologie.  Sauf peut-être pour la pêche à la ligne qui reste une activité somme toute acceptable pour un écologiste, même très critique. Non, son diplôme, il l’a eu pour son soutien à l’autoroute Troyes-Auxerre, au  nucléaire, aux agrocarburants et au tout voiture à Troyes. C’est pas mal quand même !

La troisième info, c’est le silure, poisson que tout le monde a l’air de trouver sympathique, mais qui me fait à moi un peu peur parce qu’il a été introduit dans la Seine par un apprenti sorcier inconscient   et qu’il prolifère maintenant abondamment : forcément, il n’a pas de prédateur, à part le pêcheur à la ligne qui n’arrive pas à suivre, et qui surtout ne s’attaque pas aux plus gros silures qui atteignent déjà dans la Seine 2.50 mètres de long et qui pourraient mesurer jusqu’à 5 mètres !

Le cauchemar de Darwin, ça a commencé comme ça : les silures ont un appétit féroce , mangent tout ce qui leur tombe sous les dents et surtout deviennent vraiment très gros très vite. En arrivera-t-on comme pour la perche du Nil dans le lac Victoria à ce qu’ils arrivent à s’entre-dévorer parce qu’il n’y aura plus rien d’autre que des silures dans la Seine ? 

Vous allez me dire : faut pas être catastrophiste comme ça, ça va s’arranger…. Moi, je réponds : peut-être, peut-être…

Alors, monsieur le candidat UMP maire, ex-ministre, etc, etc…. voilà un moyen de vous racheter de votre bien peu glorieuse distinction : y aurait-il une solution à la prolifération des silures, à part aller à la pêche à la ligne ?

 

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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /2007 09:07

40% des voix vont donner 80% des sièges à l’Assemblée.

Depuis toujours, à chaque élection , j’entends dénoncer ce non-sens et ce déni de démocratie. Depuis toujours, je n’entends plus rien huit jours après les élections.

Depuis toujours, des voix crient au scandale du découpage des circonscriptions ; en Lozère, une des circonscriptions recense environ 35.000 habitants, alors qu’une circonscription du Val d’Oise en compte presque 200.000 ! Une inégalité de 447,5 % ;  deux habitants de la première pèsent autant que onze habitants de la deuxième ! Ce ne sont pas des chiffres très très récents, mais comme de toute façon, rien n’a été jamais fait, je ne p ense pas que la situation se soit améliorée.

Seulement, voilà, pour que ça change, il faut une loi, et les lois sont votées par…. les députés qui ont été élus par ce système, et qui ne voudraient surtout pas que ça change, parce que les députés les plus nombreux des petites circonscriptions n’ont aucune envie de voir leur territoire électoral multiplié par trois ou quatre, forcément, c’est nouveau, c’est plus de travail, et ils pourraient perdre les prochaines (élections) ! Donc, surtout, ne rien faire…

Et pourtant, un homme, une voix : ce système de base de la démocratie devrait s’appliquer au mode de scrutin de nos députés. Or, avec ce système inégalitaire, la voix de notre électeur de Lozère « pèse » 5.5 fois plus que la voix de notre habitant du Val d’Oise !

Le fond du problème, je crois, c’est que les gens qui votent les lois (les députés) sont amenés souvent à voter des lois qui les concernent personnellement et qui concernent leurs intérêts. On pourrait citer aussi les lois qui modifient les indemnités de tous poils de nos élus parlementaires. Difficile de résister à la tentation   de se voter une indemnité de ceci ou de cela ou d’augmenter tel ou tel émolument ; on a un exemple récent avec l’indemnité de « chômage » (à moins que ce ne soit de "retraite") que se sont votés nos élus il y a peu.

Je ne comprends pas que ce genre de décisions « personnelles », ne soient pas prises par une instance extérieure composée de  personnalités plus ou moins indépendantes (le Conseil Constitutionnel ?), mais en tout cas faire en sorte d’éviter  que les décideurs de ces avantages soient juges et parties.

 http://www.maire-info.com/_2005/article.asp?param=8391&PARAM2=PLUS

Par zab - Publié dans : ne pas baisser les bras, jamais
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