Je vous avais dit il y a plusieurs mois tout le bien que je pensais de cette originale exposition de rue.

Mais le plus inattendu de ces futurs Inattendus, c’est
que la Mairie m’a sollicitée
pour un projet !
Disons le tout de go : je suis vachement fière.
Et très honorée de pouvoir figurer dans
cette exposition aux côtés d’artistes que j’admire et que je resp
ecte (comme Béatrice Tabah, Guy Pecqueux, Jean Marrel…. Et d’autres…..), et très surprise aussi.

Bon, j’ai présenté mon projet, pour moi, c’est une excellente façon de me stimuler à travailler parce que j’ai un but à atteindre, avec une date précise (c’est le pire !) et un cadre de travail.
Je ne vais pas trop déflorer le sujet, j’aurais l’occasion de vous en reparler, sachez seulement que je vais travailler sur une peau entière, pas redécoupée, de façon que les gens se rendent compte que les enlumineurs travaillent sur la vraie peau d’un vrai animal, ce que beaucoup ne savent pas.
Et il y a du boulot pour couvrir une peau entière, même de dimension modeste comme
celle d’un chevreau (c’est gros quand même un chevreau !)
J’ai commencé ce matin à poncer. On prépare toujours son support en le ponçant, pour araser le plus possible les aspérités des pores de la peau, et aussi pour absorber la graisse qui reste encore à la surface de la peau et qui empêche que les pigments « accrochent » bien.
Pour une enluminure classique, le ponçage est une opération fastidieuse, il faut compter bien deux heures de ponçage pour avoir un résultat satisfaisant.
Pour la peau entière, je suis sûre que j’en ai pour la journée, mais c’est une étape extrêmement importante, et bien ingrate.
Alors, les shadocks pompaient, et moi, je ponce….
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