Bienvenue sur beatus.vir.
Du latin beatus, heureux et vir, l’homme.
Les « B » richement enluminés étaient l’initiale d’une phrase qui commençait les livres saints ; « Heureux l’homme qui écoute la parole de Dieu ».
Comme l’homme heureux est un bon programme pour la vie, j’aime ce titre pour mon blog.
Je parlerai ici d’enluminures, mais aussi de tout ce que j’aime et qui me fait « bouger » ; les thèmes sont en dessous , et ils peuvent changer au gré de mes coups de cœur.
Bonne visite !
Véolia, entre autres, je devrais dire !
Parfois on se dit que les communes sont très puissantes et que ce qui leur arrive, ou plutôt, ce qui arrive à leurs administrés, elles en sont responsables.

Je viens de découvrir le contraire. Face à des énormes groupes comme Véolia, par exemple, qui gère notre eau (qui devrait être un service public), les communes ne font pas le poids. En plus, Véolia doit se sentir très fort, un de leur directeur est au cabinet de Borloo (lu sur S-eau-S)

Danielle Mitterrand le montre dans son dernier billet : une commune étranglée par un contrat complètement injuste avec Véolia l’avait dénoncé. Elle vient d’être condamnée à payer une amende faramineuse, calamiteuse, révoltante qui équivaut à plus de 217 euros par habitant de la commune (enfants compris) !

Mais c’est la même chose pour tout ce qui était service public « avant ». Ces entreprises avaient le souci du service et du public ; maintenant, comme ils disent : « nous n’avons plus d’obligation qu’envers nos actionnaires. »

Merci à Danielle Mitterrand qui exprime si bien notre révolte face à ce monde inique qui se met en place. Puisse-t-elle être entendue.
Zab, il est certain que l’eau est un sujet vital, ne penses-tu pas que ce sujet aurait du être débattu au sein des collectifs de ceux qui veulent gérer les collectivités locales pour ainsi réfléchir en amont avec la population et pour elle sur les possibilités de se réapproprier ce qui appartient à l’humanité et doit être transmis en l’état aux générations futures et non servir de rente à certains groupes financiers.
Mais les préoccupations des leaders semblent plus d’avoir le plus gros kiki et de gagner des voix pour gagner ou conserver le pouvoir pour le pouvoir.
Il est vrai que le retour en régie municipale ou délégation à un syndicat n’est pas évident. Le savoir faire et les outils n’existent plus. La taille de la collectivité doit être suffisamment importante. On doit passer par un appel d’offre sur le marché concurrentiel et il n’est pas certain que cela soit une bonne opération financière étant donné les multiples contrôles sanitaires indispensables.
Faute de réflexion de fond et de volonté politique, les trois groupes principaux privés qui exploitent l’eau continueront à se partager notre gâteau.
Que de débats (volontairement) manqués pendant ces élections municipales !
Claude Huin
Claude,
C'est un peu pour ça que j'avais parlé de ça, pour que les gens qui présentent une liste aux municipales y pensent un peu...
Mais c'est sûr que ce n'est apparu nulle part. Mais les choses évolueront forcément avec le temps qui passe et les difficultés qui se présenteront (prix, vétusté des réseaux, etc...)