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Bienvenue sur beatus.vir.

Du latin beatus, heureux et vir, l’homme.

Les « B » richement enluminés étaient l’initiale d’une phrase qui commençait les livres saints ; « Heureux l’homme qui écoute la parole de Dieu ».

Comme l’homme heureux est un bon programme pour la vie, j’aime ce titre pour mon blog.

Je parlerai ici d’enluminures, mais aussi de tout ce que j’aime et qui me fait « bouger » ; les thèmes sont en dessous , et ils peuvent changer au gré de mes coups de cœur.

Bonne visite !


 

 






Texte libre

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Samedi 28 avril 2007

…C'est ironique, bien sûr !

Quand je m’aperçois que –vraiment-, certains  écrivent  tellement mieux que moi sur des sujets qui me tiennent à cœur,  eh bien, je leur emprunte leur article.

C’est peut-être bien aussi d’en faire profiter à  d’autres qui viendraient s’égarer ici (si, si, il y en a quelques-uns !).

Un qui écrit bien, c'est  Sébastien Fontenelle . L’adresse de son blog est en dessous, mais j’ai trouvé son article chez Bruno Lamothe (http://www.changer-le-ps.com/article-6500970-6.html).  L’important, c’est de citer mes sources (non, ce n’est pas moi qui ait écrit ce texte, et croyez bien, je le regrette)

 

Pourquoi Tant D'Amour?

Par Sébastien Fontenelle 

http://vivelefeu.blog.20minutes.fr

Hier soir, franchement, le Mahatma Sarkozy a été bien, chez Arlette (Chabot).

Très bien, même.

Très digne.

Très non-violent.

Très laissez-venir-à-moi-les-petits-nenfants-(clandestins)-et-les malades.

Le gars aime tout le monde - surtout dans les banlieues, qui l'ont, dit-il, massivement plébiscité.

A un moment donné, il a sorti un truc vraiment énorme, du style, pourquoi tant de haine?

Pourquoi tant de brutalité(s)?

A ce moment-là, son nez s'est allongé si démesurément, qu'il a failli crever un oeil d'Arlette (Chabot).

Nicolas Sarkozy a été, dans sa pratique policière, l'homme de l'extrême brutalité: celui qui a finalement, sinistre bégaiement, lâché ses troupes sur des enfants, au motif de leur supposée "clandestinité".

Nicolas Sarkozy a été, dans sa campagne, l'homme de toutes les brutalités langagières, et voudrait certes qu'on l'oublie - mais ça va pas être possible.

On ne braconne pas impunément sur les terres du Pen.

On n'excite pas impunément les haines de voisinage.

On ne fustige pas impunément les tueurs de moutons.

On ne réduit pas impunément les conditions de (sur)vie des banlieusards à une confrontation entre, d'un côté, Charles Bronson, période "Un justicier dans la ville", et, de l'autre, une jeunesse présentée comme une salissure, passible du Kärcher.

Quand on est à la fois Mister Hyde et Mister Hyde, on n'essaie pas de se faire passer en toute fin de course pour le bon docteur Jekyll, aromathérapeute.

Quand il se produit chez Arlette (Chabot), le vrai Sarkozy est dans les plans de coupe où, se voyant à l'image, il se fend d'un sourire aussi naturel que le crochet du capitaine éponyme.

Les sourires du gars qui a lâché ses flics sur des enfants dont les parents n'ont pas l'heur d'être nés blancs à Neuilly (Hauts-de-Seine), capitale de l'immobilier à forte plus-value, sont dans le meilleur des cas de laides grimaces en forme d'insultes à l'intelligence du public.

Sarkozy est l'apprenti-sorcier qui entre deux risettes forcées continue jusqu'au bout à distiller des vilenies mensongères.

Sarkozy est l'homme qui chez Arlette (Chabot), et au nom de sa "vérité", redit sans fin qu'il faut "maîtriser l'immigration", pourquoi?

Parce que, m'dame Chabot, y a quand même 450 millions d'enfants (noirs) en Afrique, et vous comprenez bien, m'dame Chabot, qu'on va manquer d'écoles pour tous les accueillir.

Sarkozy est l'homme à qui Arlette (Chabot) oublie de répondre que, jusqu'à plus ample informé, ces 450 millions de nègres n'ont pas uniment sollicité une inscription au lycée Henri IV.

Sarkozy aime à nous suggérer, comme son mentor électoral, que les Africains (mais pas que) naissent avec l'idée, pénible, de venir piquer, jusque dans nos cours de récréation, les goûters de nos enfants.

Dans le discours dégueulasse de Nicolas Sarkozy, l'étranger ne va jamais seul, mais se déplace par légions, foncées de peau, de centaines de millions d'individus soucieux de nous déferler sur, façon nuages de sauterelles.

Sarkozy, dans ces moments-là, promeut une logorrhée typiquement xénophobe - comme l'a fort bien sougliné Lilian Thuram, qui ose encore, c'est assez rare pour être souligné, appeler un chat un chat.

Il est vrai: Sarkozy est courtisé par des gens qui ont de hautes prétentions intellectuelles, mais dont le discours se réduit finalement à considérer qu'il y a déjà trop de foutus nègres sur nos terrains de foot - alors vous imaginez en Afrique?

Sarkozy est, d'abondance, l'homme des anathèmes et des relégations - dissimulés, il va de soi, derrière un nuage de poudre aux yeux.

Quand Sarkozy, dans un effort grotesque, essaie d'effacer de la photo les violences parlées dont il a voulu assommer la jeunesse des banlieues, en lui promettant à présent des centaines de milliers d'emplois, il ajoute l'insulte à l'injure - à moins que ce ne soit l'inverse.

Après l'avoir durement fouetté de ses mots (et de ceux de ses penseurs de chevet), Sarkozy trace pour Ali, Raymond ou Mamadou, Français de pleins droits natif du 9-3, un destin féérique d'esclave salarié - j'ai pour toi petit veinard ethnico-religieux un plan de carrière chez Speed Sushi, astique ta mobylette.

Même topo quand Sarkozy tance les chômeurs, implicites branleurs, du haut de sa vraie fausse compassion, énonçant que désormais il faudra que ces refusards disent "oui" (et merci) à ce que leur proposera le "service public de l'emploi" - ou qu'ils se démerdent, pas de mains, pas de chocolats - comme s'ils n'étaient qu'une file infinie de voleurs d'allocs solidement désireux de n'en pas foutre une ramée, rejetant coup sur coup des centaines d'offres d'emplois foncièrement généreuses.

Dans les deux cas le patronat, qui est l'ami d'enfance du boss de l'UMP, se pourlèche les babines par anticipation, fort (de nouveau) de la promesse qu'on lui fera bientôt livrer sur un plateau du travailleur docile.

Dans l'univers de cauchemar où s'ébat le candidat Sarkozy la horde affreuse des Africains-de-moins-de-17-ans rêve de venir piquer les minables émoluments que des patrons humanistes consentiront bientôt à "nos" jeunes-à-capuches et à "nos" salarié(e)s-en-recherche-d'emplois (histoire qu'ils puissent payer leur abonnement au câble).

Dans cet univers de cauchemar, le maître-mot est "brutalité(s)" - policière(s), si besoin était.

Arlette (Chabot) ou pas.

par zab publié dans : ne pas baisser les bras, jamais
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Mardi 24 avril 2007


C’est une chanson de Charles Trénet ; je vous mets le lien des paroles si par hasard vous ne la connaissiez pas.

http://www.paroles.net/chansons/23431.htm

 

Si j’ai choisi cette chanson, c’est parce qu’elle m’a toujours fait rêver : tant qu’on n’a pas ouvert le cadeau, l’enveloppe, la noix, on peut toujours rêver de ce qu’ils contiennent.  Et c’est souvent mieux que de savoir, et de toutes façons, une fois ouverts, le rêve s’envole, c’est toujours un peu triste, et ça vous ramène à une réalité dont on se passerait bien, parfois !

Hier, c’était ça, pour moi : le résultat des élections m’a déçue, forcément,  et je suis restée toute la journée à la maison à « lécher » mes bobos dans mon coin….

 

Mais bon, j’ai bien dormi, et le mot que je devais –et que je n’ai pas réussi- à vous mettre hier, le voici, en espérant qu’il sera plein de bonnes choses , mais je ne sais jamais en commençant comment ça va se terminer….

 

Premier motif de satisfaction : la participation. Quelles que soient les motivations des abstentionnistes, c’est un bon point, parce que la liberté d’expression par les urnes ne s’use que si on ne s’en sert pas.

 

Premier motif de déception : la bonne participation n’a pas profité à la gauche comme je me plaisais à l’imaginer toute la journée….  En fait, le rouleau compresseur médiatique et sondagier a joué son rôle à plein, et la peur que certains ont abondamment et efficacement suscitée chez les électeurs les derniers jours de campagne a fait voter « utile ».

 

Premier motif d’étonnement : les banlieues ont voté, pour une fois, mais elles ont voté très « sagement ». A mon grand étonnement, autant pour sarko que pour ségo. J’ai du mal à comprendre…

On n’a eu « que » 1.30 % et des poussières…. Oui, c’est décevant. Dans le contexte du « vote utile la peur au ventre » de cette élection, et en comparant avec nos petits camarades, c’est finalement pas si nul que ça.

 

Par contre, ce qui est plein d’espoir,  c’est cette volonté unitaire qui s’est manifestée et qui est allée à son terme, jusqu’à l’élection. Quand on sait à quoi ressemblait la campagne, quand on sait que le 19 mars, on ne savait même pas si José Bové pourrait faire campagne, quand on prend conscience du patchwork des origines de chacun et de l’inorganisation chronique de la campagne, ça tient du miracle ! Merci, mon Dieu !

Non, Dieu n’a à mon avis pas grand chose à voir là-dedans. Je pense surtout qu’il y avait cette volonté de chacun de permettre à notre mouvement unitaire de s’exprimer dans cette élection.

 

Et maintenant, on continue ?

 

 

 

par zab publié dans : petits plaisirs et gros chagrins
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Samedi 21 avril 2007
Juste un petit mot pour vous donner un lien sur un site qui fourmille d'articles et d'informations sur José Bové, si tant est que vous soyez encore hésitant.....
A lundi
zab

http://josebove.over-blog.com/liste-article-blog.php
par zab publié dans : josé bové
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Vendredi 20 avril 2007

Il y en a qui vont me dire que je radote.  J'assume entièrement.

On est dans le fond du problème de cette élection.

Ce petit billet dans le Monde du 18 résume bien tout ça.

Le vote subtil, par Robert Solé

Au premier tour, on choisit ; au second, on élimine. Ce principe simple est battu en brèche par le "vote utile". Chaque électeur devient stratège, spécialiste de mécanique électorale. Je vote Bayrou au premier tour parce que lui seul peut battre Sarkozy au second. Je ne choisis pas Voynet, qui a ma préférence, pour ne pas permettre à Le Pen d'être qualifié... Le vote utile est de plus en plus subtil.

Beaucoup d'électeurs ne se demandent pas pour qui ils voteront dimanche prochain, mais comment : avec le coeur ou avec la tête ? Mais le coeur a ses raisons, il n'en fait pas qu'à sa tête. Et un tête-à-tête avec soi-même conduit parfois à des coups de coeur inconsidérés. "Il faut voter pour ses convictions, il faut voter avec ses tripes", nous dit Olivier Besancenot, qui introduit une difficulté supplémentaire. De là que certains indécis finissent par voter avec leurs pieds...

Heureusement, les douze candidats nous ont un peu facilité la tâche. Désormais, ils sont tous favorables au vote utile. Et ils le disent : au premier tour, le vote utile, c'est moi.

 

Alors, vous savez quoi ? Je suis fatiguée  de ces « stratèges » qui passent leur journées à jouer aux chaises musicales parce qu'ils veulent « peser » sur le résultat des élections.

Je vais voter selon mon coeur et ma raison, on est là pour ça au premier tour ; il sera encore temps d'être seulement « raisonnable » au deuxième.

 Et vous savez pour qui je vais voter au premier tour ?  Et bien, je ne vous le dirai pas. A vous de deviner !

Un copié-collé de deux commentaires de lecteurs au billet de Solé :

 

Alors voter utile c'est voter pour quelqu'un qui va le plus s'acharner a sortir le pays du marasme economique qu'a faire monter sa cote de popularite

 

Que chacun vote selon ses convictions, voyons! Sinon, les grands gagnants seront les médias (qui influencent outrageusement), les instituts de sondage (qui ont intérêt à vendre des résultats incertains aux médias, pour être sûr d'être à nouveau sollicités)! Le jeu démocratique, ce n'est pas le vote utile! A force de transformer chaque français en politologue, c'est la république qui va se prendre les pieds dans le tapis ... Et dites basta aux candidats, aux médias, aux instituts de sondage!

Et un coup de gueule que j'aurais aimé pousser, trouvé en commentaire du dernier billet de Mélenchon sur son blog  (http://www.jean-luc-melenchon.fr/article/blogs/1) :

y'en a marre de la culpabilisation et du vote utile et de tout ça.
Vous retournez la situation : si les socialistes  voulaient les votes des électeurs de gauche, ils n'avait qu'à soutenir un candidat de gauche à la présidentielle au lieu de cette pintade de droite.
Ils ont succombés à la sur-médiatisation de Ségo en 2006, c'est leur problème. Qu'ils se démerdent... On les avait prévenus...
JLM le premier...
Mais qu'ils arrêtent de jouer la carte de la culpabilisation : si elle n'est pas élue, ce ne sont pas les électeurs qui seront responsables, mais Ségo et ses 65% de copains, qui n'auront pas su les convaincre avec un programme de gauche...
C'est ça la politique.
C'est pas des petits calculs mesquins sur des sondages débiles en jouant sur les peurs.
Si on en prend pour 5 ans de Sarko, je tiendrai pour personnellement coupable chacun des militants (tant tant) du PS qui, d'une part l'ont soutenue jusqu'ici, d'autre part ont encouragé la dérive droitière du PS, sous le prétexte du réalisme politique (qui est l'autre nom du libéralisme).
Les socialistes sont déjà coupables de l'échec de Jospin en 2002, puisqu'ils ont soutenu sa politique et soutenu sa campagne...
Ca serait cool qu'ils assument de temps en temps le choix de leurs candidats...
Peut être la prochaine fois?
En attendant, je voterai pour un des 3B en toute connaissance de cause.
Ségo n'aura ma voix qu'au 2ème tour...
 

 

Moi aussi, je vais voter un des 3B, devinez lequel ?

par zab publié dans : josé bové
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Mardi 17 avril 2007

 

Tous les ans, au printemps, c’est la même chose : ce qui est vivant se met à pousser ; on n’y peut rien, c’est comme ça : les mauvaises herbes reviennent, les fourmis font des petits, les mouches se réveillent.

 

Heureusement, il y a quelques bonnes surprises : le forsythia fleurit d’un seul coup, et comme ça ne dure pas longtemps, je n’ai même pas eu le temps de  prendre en photo.

 

Ma corbeille d’argent est toute blanche ; c’est pareil, ça ne dure pas longtemps, je me dépêche de la photographier (je ne suis d’ailleurs même pas sûre que ce soit de la corbeille d’argent )

 

Une jolie plante en pot (désolée, je ne sais même pas comment ça s’appelle, est-ce que c’est une primevère ?) vient de sortir ses fleurs. Quand je l’ai eu, elle n’avait qu’une ou deux rangées de feuilles. Et elle a grandi, avec de plus en plus de fleurs aussi.

 

Cet hiver, pas une fleur n’est restée ; comme je suis d’un naturel pessimiste, malgré les apparences, j’ai pensé qu’elle ne pousserait plus qu’en feuilles.

 

Et paf ! Depuis un mois, elle s’est réveillée : elle est magnifique, elle n’a jamais eu de si jolies fleurs, colorées, brillantes, touffues ! Merci, ma fleur !

 

Et dans ce pot, si vous regardez bien, il y a des petites pousses qui sortent. Celles-là, je vous les montrerai régulièrement, parce que, quand elles seront assez grandes, elles réservent une très jolie surprise et j’espère que je pourrai vous la montrer par une suite de photos (la vidéo, je n’en suis pas encore là !)

 

J’ai encore des graines de capucines à planter et des graines de graminées ornementales ; je vous en reparlerai.

par zab publié dans : petits plaisirs et gros chagrins
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Lundi 16 avril 2007
Tout le monde croit que Yannick Noah soutient la candidature de Ségolène Royal.

Et bien, je peux vous dire, preuve à l'appui, qu'il soutient en fait José Bové.

Comment se fait-ce, vous dites-vous, incrédule, en me lisant.

J'ai trouvé une vidéo, en fait le clip d'une chanson de Yannick Noah, qui s'intitule "Ose Ségolène Royal". Il fallait.... oser !

http://www.dailymotion.com/video/x1p40v_ose

En réalité, quand on écoute la chanson qui nous dit tout du long "Ose", on s'aperçoit qu'il ne cite jamais Ségolène, et si on ne regarde pas les images, on ne pourrait pas savoir que c'est un clip pour sa campagne.

Par contre, chaque fois qu'on entend "Ose", qu'est-ce qu'on pense ?  On pense "Bové", évidemment. Je dis donc que Ydnnick Noah apporte un soutien subliminal à José Bové en faisant semblant de soutenir Ségolène.

Et tout le monde sait que le subliminal est autrement plus efficace dans les esprits que le"dit" à  la surface des choses.

Alors, merci, Yannick, continue comme ça, c'est un bon coup de main que tu nous donnes.

par zab publié dans : josé bové
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Samedi 14 avril 2007

On croit voter utile pour Pierre pour échapper à Paul, sans se rendre compte (ou sans vouloir reconnaître) que l’on a en fait le choix à peu de choses près entre les mêmes modèles (ou manque de modèle) de société :

 

Tout le monde sait que notre monde et notre pays sont gangrénés par les ravages de l’ultralibéralisme débridé et incontrôlé, au grand bonheur des plus riches qui n’ont qu’une envie, c’est que cela continue : injustices sociales de plus en plus insupportables, destruction de la planète, et surtout qu’on ne trouble pas leur business…

 

Tout le monde sait que seules des mesures rigoureuses pourraient avoir une chance de stopper cette fuite en avant, mais aussi que la décision de ces mesures et leur application demanderaient du courage politique et une certaine vision de sa fonction de la part du président d’un pays comme le nôtre.

 

Aucun des trois « grands » n’a cette envergure, ni cette volonté, ce n’est pas l’Alternative, leur souci, c’est l’alternance (un coup, c’est toi, un coup, c’est moi…. vaste programme…)

 

Alors, je vais voter vraiment « utile » pour José Bové qui réconcilie l’écologique et l’économique, la ville et la campagne et me réconcile avec la politique-qui-n'est-pas-un-gros-mot et qui, je le sais, appliquera ce pourquoi on lui a demandé de se présenter.

 

Le Yéti , encore lui, met le doigt sur l’absurdité de ce vote soi-disant utile qui n’est que reculer pour mieux sauter. Je vous mets un extrait (la fin) de son article et le lien.

J’ajouterais même que nous sommes depuis 2002 sur un volcan qui mijote, il suffit de voir les mouvements divers qui ont ponctué ces 5 années : grèves à répétition, le non au Traité Constitutionnel Européen, la lutte contre le CPE.

Rien n’est réglé, nous ne sommes pas en paix sociale, et ça va continuer et s’aggraver et l’exaspération peut mener à des situations complètement imprévisibles et incontrôlées.

Moi, je préfère l’Insurrection dans les Urnes, alors je vais voter en conséquence, et je n’aurais rien à me reprocher, j’aurais fait mon devoir de citoyenne.

 

….  « En votant pour José Bové, je ne déclare pas allégeance à une personnalité, j'essaie de faire valoir une vision humaine du monde, la volonté d'une réorganisation politique et sociale basée sur nos trois principes de liberté, égalité et fraternité.

Je tente également et surtout de prendre date et contact avec ceux qui auront fatalement à reconstruire notre société à l'agonie, comme De Gaulle et quelques autres le firent un jour de juin 1940. De résister sans délai à la destruction de notre univers quotidien, comme nous y invitent encore les grands résistants que furent Lucie et Raymond Aubrac, Lise London, Stéphane Hessel, Germaine Tillion... »

 

http://www.yetiblog.org/index.php?2007/04/11/149-absurdite

par zab publié dans : josé bové
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Samedi 14 avril 2007


Déjà presque 30 ans ! Et Jean Pierre Elkabach est toujours là !

 

Et sur Europe 1, vendredi 13 avril , il recevait José Bové. (voir site europe 1, les matinales)

 

Premier quart d’heure : les éternelles questions sur la candidature de trop, sur le  tort qu’il va faire à Ségolène ; et le candidat de revenir à l’essentiel à chaque fois, et Elkabach essayant de lui couper la parole toutes les cinq minutes….

 

Mais il n’y arrivait pas ! Quand José avait la parole, il la gardait ; quand Elkabach le coupait, il parlait plus fort pour couvrir sa voix, à plusieurs reprises, Elkabach qui n’arrivait pas à reprendre le micro, qui n’arrivait pas à l’empêcher de dire ce qu’il voulait, essayait des sifflements ridicules « sssssssssssss……. » bien en vain.

 

Bravo, José, tu as fini par lui dire qu’il te baladait sur des sujets secondaires pour ne pas avoir à entendre les points importants du programme ; je me suis demandé si tu oserais lui dire « Elkabach, taisez-vous ! ». Mais peut-être n’y as-tu pas pensé ?  Mais le sens y était.

Je buvais du petit lait : voilà, face aux journalistes, ne jamais perdre de vue qu’ils sont là au service de ceux qu’ils interrogent, c’est leur déontologie, et ne pas hésiter à leur dire s’il faut.

 

Sur internet, il y a l’image en plus ; Elkabach n’a pas l’air trop content à la fin de la première partie, mais tant-pis-tant-mieux ! 

 

Et les choses se sont beaucoup mieux passées pour la fin de l’interview. Heureusement.

 

par zab publié dans : josé bové
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Mercredi 11 avril 2007

 

Vaste question qu’on me pose sans arrêt.

Je soutiens José Bové ; mais s’il n’avait pas été candidat, pour la première fois de ma vie, je me serais abstenue.


 

 


 

 

Mais c’est vrai, ça, pourquoi je ne veux pas voter Ségolène ?

 

Alors, je vais me baser sur un excellent article (comme d’habitude) de Frédéric Lordon, paru sur le site l’Autre Campagne  (http://www.lautrecampagne.org/article.php?id=137) que je vous recommande chaudement   et qui a pour titre : « Ségolène Royal ou les fonds de pension en douce ».

 

C’est le mot « en douce » qui me paraît le plus important. Sarkozy, on sait qu’il est dangereux, il nous le dit clairement lui-même. Mais moi, je pense que Ségolène, dans son genre, est elle aussi très dangereuse. Parce que depuis le début, elle affirme des choses qu’elle contredit radicalement quelques jours après ; que retenir de tout ça ? J’aurais tendance à penser qu’elle dit au départ ce qu’elle pense vraiment, parce qu’il faut lui reconnaître une certaine sincérité, mais l’ennui, c’est que ce qu’elle dit au départ est toujours un discours très à droite :

 

Les profs, l’identité nationale , etc…et aujourd’hui  le retour  en catimini des « fonds de pension ».

 

 Dans son introduction, Frédéric Lordon  met le doigt sur la difficulté de « dire du mal » de la candidate PS :

 

On serait bien en peine de faire dire quoi que ce soit à ce texte qui puisse être de l’ordre d’un choix électoral – en tout cas pour le second tour. On se demandera peut-être aussi, à son propos, pourquoi tant de hargne à l’endroit du PS quand on n’avait pas vu depuis si longtemps droite si dangereuse. Il se trouve que, la division du travail étant bien faite, le créneau de la (légitime) dénonciation du (réel) péril sarkozyste est déjà bien occupé. Mais d’une certaine manière, comme la droite c’est l’ennemi, il n’y a pas grand chose à redire à ce que la droite soit de droite. C’est que la gauche soit de droite – quand bien même, évidemment, elle ne l’est pas à pareil degré – qui est devenu insupportable… l’avantage étant que, sur bon nombre de sujets, notamment économiques, critiquer cette « gauche », c’est ipso facto critiquer la droite ! Si donc ce texte n’avait qu’une intention, ce serait sans doute, s’adressant à un électeur de gauche, de lui couper la retraite – entendre : l’obliger à voir «sa» gauche telle qu’elle est, et lui interdire toutes les solutions de son désir qu’on prend pour la réalité. Et s’il ne devait s’ensuivre qu’une seule conséquence, ce serait, reconduisant cet électeur de gauche à des dilemmes extrêmement  pénibles, de lui donner envie, pour les fois prochaines, de ne plus se retrouver dans ces situations impossibles.

 

Il continue son argumentaire sur la proposition des « fonds de pension » de Ségolène Royal qui est clairement l’abandon des retraites par répartition. On est loin de l’abolition de la loi sur les retraites contre  laquelle on s’est pourtant bien battu….

 

Il faut ouvrir les yeux : c’est bien une candidate de droite que le PS soutient, et en plus elle est complètement imprévisible, donc je ne sens incapable d’accorder aucun crédit à ses déclarations « girouettes » au gré du vent des sondages.
 

"En douce" : je termine là dessus ; ou Mme Royal  prend tout haut des positions  inacceptables pour les (vrais) socialistes, et elle revient dessus huit jours après, ou elle prend des positions « en douce » comme ci-dessus, (et comme ses déclarations concernant les profs qui’il ne fallait surtout pas ébruiter), ce qui n’est guère plus réjouissant.

 

Voilà pourquoi je ne voterai pas Ségolène Royal.

par zab publié dans : josé bové
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Lundi 9 avril 2007

 

Oui, ils me résistent.

Mais je vous le dis entre vous et moi, en réalité, ça me plaît énormément.

 

Je crois que c'est pour ça que j'ai délibérément choisi de faire de l'enluminure traditionnelle, sur parchemin et avec des produits naturels, comme au moyen-âge, c'est parce que toutes ces matières sont vivantes et ne  se comportent jamais de la même manière.

C'est la surprise et l'émerveillement (c'est aussi très souvent l'agacement) à chaque fois.

 

Exemple : le gesso qui permet de coller les feuilles d'or en « relief » par dessus, et bien, celui de ce matin faisait des bulles ! Vous ne vous rendez pas compte, vous qui ne posez pas de gesso, mais un gesso qui fait des bulles, on retrouve les bulles sur le parchemin, et quand c'est sec, on ne peut plus rien faire.

Alors quoi faire ?

Le « touiller » avec une infinie douceur, les bulles ont l'air de s'en aller, mais elles reviennent tout de suite.

Percer les bulles avec une aiguille ; quand il y en a deux ou trois au cm², ça va ; quand c'est une persillade de bulles, c'est mission impossible !

J'ai trouvé un truc assez efficace : repasser sur le gesso pas encore tout à fait sec avec un pinceau mouillé ; j'arrive à niveler un peu tout ça., Mais franchement, le résultat n'est pas à la hauteur de mes espérances.

 

Qu'est-ce qui lui arrive, à mon gesso, à « buller » comme ça ?

Peut-être que la colle de poisson que je mets dedans est fermentée ?  Est-ce que ça fermente, la colle de poisson ?   Elle sent très mauvais, ma colle de poisson, mais elle a toujours senti mauvais, même quand mon gesso ne faisait pas de bulles.

                                                  J'en suis là :

 

Bon, j'y retourne.

par zab publié dans : enluminures
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