Madame Lagarde va à Nantes en train. C’est bien. Surtout que c’est gratuit pour les ministres. Et une ministre de l’économie et des finances, ça sait compter, et un voyage gratuit, c’est un voyage gratuit.
Comme tout voyageur, Madame Lagarde a eu la visite d’un contrôleur SNCF qui lui a demandé son billet (qu’elle n’avait pas
puisque c’était gratuit) ; il lui a donc demandé logiquement sa carte de gratuité. Elle ne l’avait pas non plus. Il s’est donc vu dans l’obligation de lui faire payer le billet avec, je suppose, le supplément prévu quand on ne peut pas présenter son billet au contrôleur.
Voilà un contrôleur consciencieux. Bravo.
J’imagine la scène : « Mais enfin, mon brave, regardez-moi, est-ce que j’ai une tête à payer mon billet ? » Non, je recommence.
J’imagine la scène : « Mais enfin, mon brave, regardez-moi, vous voyez bien que je suis votre ministre de l’économie, vous m’avez quand même bien vue à la télé de temps en temps. »
« J’ai pas la télé ! Et de toutes manières, on nous apprend à nous méfier des contre-façons et imitations. Vous connaissez le film « Grosse Fatigue ». Et puis, c’est le règlement, je suis
connu pour être très à cheval sur le règlement, c’est pas aujourd’hui que je vais contredire cette réputation. Votre carte, Madame, s’il vous plait ! »
« Mais je ne savais pas que je devais l’avoir sur moi ! Je ne l’ai pas ! »
« Je suis désolée, Madame la Ministre, vous me voyez dans l’obligation, présentement, et sauf votre respect, de vous verbaliser. »
Il a verbalisé. J’espère qu’il n’aura pas trop de souci après à cause de ça… Qu’on ne va pas le muter du TGV de Paris Nantes sur le
train-même-pas-électrifié de Paris à Bâle. Ou sur le Paris-Hazebrouck.
Je ne sais pas, vous, mais moi, je sens comme une grogne montante de la base. Beaucoup à la SNCF, mais beaucoup aussi ailleurs. Cet incident ne serait-il pas un petit, tout petit signe (entre autres) de l’impopularité qui grandit à l’égard de notre gouvernement ?
Source : le Canard Enchainé de cette semaine.
Dessin qui n’a rien à voir, mais c’est du « Canard » pur jus, au milieu d’un article sur les relations de Sarkozy avec sa majorité :

era bien content que quelqu'un essaie de nous aider.
ans, Bambo Moussa 22 mois et Ladji 4 mois) fait habituellement une heure de ménage
Ne la voyant pas rentrer, son mari suppose que, comme cela s'est produit quelques fois, son bus a quelques minutes de retard : il part prendre son train en confiant l'enfant de 22 mois à la voisine et en laissant le bébé qui dort dans son berceau (le père dit avoir laissé la clé à la voisine, elle soutient le contraire mais cela n'a pas de sens : on ne voit pas pourquoi M. Sima aurait laissé son enfant de 22 mois à quelqu'un à qui il ne voudrait pas donner sa clé).
attendant que Yamadou rentre de l'école.
oralement. Il faut que des assurances en ce sens lui soient données.
pour le récupérer. La suite des événements est tout aussi honteuse : depuis quand les services de police et de justice sont-ils habilités à décider du sevrage d'un enfant, hors de tout contrôle médical pour lui et pour sa mère (Mme Sima n'a vu aucun médecin au cours de sa garde à vue) ? Après les tests ADN, la rafle au faciès, l'interpellation à domicile, le placement en rétention d'enfant de trois semaines, la confiscation des enfants serait-elle la dernière mesure imaginée par le ministère de la rafle et du drapeau pour lutter contre les familles immigrées ?
arrêtait une ressortissante malienne, Mme Sima et ses deux plus jeunes enfants, Bambo Moussa âgé de 22 mois et Ladji né le 14 juin 2007. L’aîné des enfants
. Ils ont été conduits au commissariat puis les enfants ont été séparés de leur mère
apprendre le lait maternisé en catastrophe, quant à la mère, le commissariat a donné l’assurance qu’elle pourrait bénéficier des soins d’un médecin en cas de nécessité. Merci pour elle. Ainsi donc, aux yeux de ce gouvernement, il est légitime de placer une mère en garde à vue et ses enfants à l’orphelinat pour des infractions à la législation sur le séjour ? Vive la république sarkozienne !
O2 en prime (on se demande pourquoi).
d’européens des principaux pays d’Europe
C’est le
temps passé dans la neige et le grand froid et qui ont expliqué comment ils avaient fait.
Ce monsieur faisait beaucoup d’autres choses étonnantes de son corps grâce à son esprit, mais je me rappelle ces deux exemples parce que quand je me couche le soir, j’ai tout le temps froid : aux pieds, ils sont glacés, et au cou sous le menton, vous savez, comme Catherine Frot dans « un air de famille » ; c’est dans la tête, on va dire, mais bien réel quand même et gênant.
qu’ils sont de
l’ai parfaitement constaté : une année à mi-temps dans le public va vous valider deux trimestres ; un travail de deux ou trois mois dans une année dans le privé, selon le salaire perçu, peut vous valider quatre trimestres.
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