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Bienvenue sur beatus.vir.

Du latin beatus, heureux et vir, l’homme.

Les « B » richement enluminés étaient l’initiale d’une phrase qui commençait les livres saints ; « Heureux l’homme qui écoute la parole de Dieu ».

Comme l’homme heureux est un bon programme pour la vie, j’aime ce titre pour mon blog.

Je parlerai ici d’enluminures, mais aussi de tout ce que j’aime et qui me fait « bouger » ; les thèmes sont en dessous , et ils peuvent changer au gré de mes coups de cœur.

Bonne visite !


 

 






Texte libre

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Mardi 22 janvier 2008


Si vous avez un certain âge, vous vous rappelez sûrement que votre papa se rasait avec un rasoir mécanique, invention révolutionnaire qui permettait de ne pas se couper  à chaque coup de « coupe-chou ».

 

Mais si, rappelez-vous, en tout cas, moi, ça me fascinait : on tournait le bas du manche et ça ouvrait deux moitié du haut du rasoir et ça laissait apparaître une lame (Gillette bien sûr) qu'il suffisait d'enlever pour la nettoyer ou la changer si besoin.

 

Et puis, on  tournait dans l'autre sens et l'engin se refermait sur la lame toute neuve, toute propre.


Pour une gamine comme moi, c'était un étonnement sans fin : « comment ça marche ? »  Je ne sais toujours pas, et je vous accorde que je m'en fous un peu maintenant.


Tout ça pour vous dire que Monsieur Gillette, inventeur de ce rasoir, a aussi écrit des livres pour expliquer sa pensée.

 

Qui pourrait penser que Monsieur Gillette soit autre chose que l'inventeur de son rasoir mécanique..


Une pièce de théatre  de Vinaver  a mis en scène les idées de monsieur Gillette. Et ces idées sont surprenantes d'humanité, de bon sens, de modernité, et d'utopie venant d'un homme qui a réussi dans les affaires et devait donc évoluer dans un monde d'argent et de pouvoir.

 

Allez donc faire un tour chez Isabelle, elle a vu et aimé la pièce et en donne quelques extraits.

 

Le plus étonnant, c'est que wikipédia ne parle de Gillette que comme l'inventeur du rasoir, pas un mot sur ses bouquins et du coup, toujours méfiante, je me demande si ces livres ont bien été écrits par lui. (il les a bien écrits lui-même, voir le commentaire de frisaplat ci-dessous)

Lien vers un site qui parle de cette pièce de théatre

 

par zab publié dans : promenades
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Samedi 19 janvier 2008

Je vous avais dit il y a plusieurs mois tout le bien que je pensais de cette originale exposition de rue.

Mais le plus inattendu  de ces futurs Inattendus, c’est

que la Mairie m’a sollicitée
 pour un projet ! 

Disons le tout de go : je suis vachement fière.

 



Et très honorée de pouvoir figurer dans

cette exposition aux côtés d’artistes que j’admire et que je respecte (comme Béatrice Tabah, Guy  Pecqueux, Jean Marrel…. Et d’autres…..),  et très surprise aussi.

 


Bon, j’ai présenté mon projet, pour moi, c’est une excellente façon de me stimuler à travailler parce que j’ai un but à atteindre, avec une date précise (c’est le pire !) et un cadre de travail.


 

Je ne vais pas trop déflorer le sujet, j’aurais l’occasion de vous en reparler, sachez seulement que je vais travailler sur une peau entière, pas redécoupée, de façon que les gens se rendent compte que les enlumineurs travaillent sur la vraie peau d’un vrai animal, ce que beaucoup ne savent pas.


Et il y a du boulot pour couvrir une peau entière, même de dimension modeste comme celle d’un chevreau (c’est gros quand même un chevreau !)

 

J’ai commencé ce matin à poncer. On prépare toujours son support en le ponçant, pour araser le plus possible les aspérités des pores de la peau, et aussi pour absorber la graisse qui reste encore à la surface de la peau et qui empêche que les pigments « accrochent » bien.

 

Pour une enluminure classique, le ponçage est une opération fastidieuse, il faut compter bien deux heures de ponçage pour avoir un résultat satisfaisant.

 

Pour la peau entière, je suis sûre que j’en ai pour la journée, mais c’est une étape extrêmement importante, et bien  ingrate.

 

Alors, les shadocks pompaient, et moi, je ponce….

 

 

par zab publié dans : enluminures
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Vendredi 18 janvier 2008

Sous titre : Réunion publique de Myara , des « verts » durs à suivre et un médecin bien à droite…..

Je vous l’avais dit, que je m’engagerai dans la campagne des municipales !

Notre maire actuel, Baroin, est un UMP, certes chiraquien et pas sarkoziste, mais UMP.

En plus, il s’occupe très peu de notre ville et y est très peu dans la semaine, les gens le lui reprochent.

 

Jaïm Myara a tenu sa première réunion publique hier soir aux Chartreux. Il y avait une assistance très variée et les sujets abordés ont permis au candidat de la gauche (presque) entièrement réunie  de préciser en quoi son projet est vraiment un projet pour les gens, pour en finir avec une équipe municipale qui ne fait que « gérer » sans aucun souci des besoins des gens, juste faire de la gestion…

 

L’annonce brutale par une maire adjointe lundi matin de la fermeture d’un foyer logement qui fonctionne bien, où les gens restent (certains y sont depuis plus de 10 ans),  annonce faite sans aucune précaution (certaines personnes âgées sont traumatisées à l’idée de partir), sans aucune concertation (le personnel l’a appris en même temps que les résidants) illustre tout à fait la manière de travailler de cette municipalité.

 

Jaïm Myara a expliqué avec beaucoup de pédagogie comment on peut facilement remplacer cette logique de « gestion pour la gestion » par une autre notion : la  « gestion au service du mieux être des habitants de la ville »

 

Après tout, un maire est élu par les habitants pour les représenter et une fois élu, il est censé être au service de tous les habitants et à l’écoute des problèmes exposés pour essayer de trouver des solutions à l’échelle de la ville.

 

Pour la première fois, je ne me suis pas ennuyée à une réunion publique,  je n’ai pas trouvé le temps long et j’ai eu l’impression de repartir un peu moins bête.

 

Je parlerai des « verts »  plus tard, juste dire qu’ils ne se contentent pas de se tirer des balles dans le pied, mais ils font un grand écart qui va leur faire mal, à force….


« verts » entre guillemets, parce qu’à force de nous faire passer par toutes les couleurs de l’arc en ciel, on se demande de quelle couleur ils sont, 

 

Quant au médecin, je vous disais ailleurs qu’il était de droite, ça se confirme au delà de tout ce que je pouvais penser, mais je vous en reparlerai aussi bientôt !

 

par zab publié dans : ne pas baisser les bras, jamais
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Mercredi 16 janvier 2008
 

Véolia, entre autres, je devrais dire !

 

Parfois on se dit que les communes sont très puissantes et que ce qui leur arrive, ou plutôt, ce qui arrive à leurs administrés, elles en sont  responsables.



Je viens de découvrir le contraire. Face à des énormes groupes comme Véolia, par exemple, qui gère notre eau (qui devrait être un service public), les communes ne font pas le poids. En plus, Véolia doit se sentir très fort, un de leur directeur est au cabinet de Borloo  (lu sur S-eau-S)



Danielle Mitterrand le montre dans son dernier billet : une commune étranglée par un contrat complètement injuste avec Véolia l’avait dénoncé. Elle vient d’être condamnée à payer une amende faramineuse, calamiteuse, révoltante qui équivaut à plus de 217 euros par habitant de la commune (enfants compris) ! 



 

Mais c’est la même chose pour tout ce qui était service public « avant ». Ces entreprises avaient le souci du service et du public ; maintenant, comme ils disent : « nous n’avons plus d’obligation qu’envers nos actionnaires. »


 

 

Merci à Danielle Mitterrand qui exprime si bien notre révolte face à ce monde inique qui se met en place. Puisse-t-elle être entendue.

 

par zab publié dans : ne pas baisser les bras, jamais
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Jeudi 10 janvier 2008


Je dois avoir une tête à donner des renseignements. Quand quelqu’un cherche quelque chose dans le supermarché, c’est à moi qu’il s’adresse. C’est comme ça. C’est mon destin : renseigneuse de supermarché.








L’autre jour, après avoir expliqué à une dame qu’elle avait des chances de trouver une balayette au rayon des articles ménagers, puis à un monsieur un peu tendu muni d’une liste écrite vraisemblablement par sa femme et terrorisé à l’idée de se faire disputer s’il ne rapportait pas tout, le rayon de la camomille, voilà t’y pas qu’une charmante petite vieille dame m’accoste en me disant : « Je cherche un homme grand ».






Là, c’est nerveux, mais j’ai éclaté de rire et je lui ai dit : «Ça, c’est la meilleure ! On me demande de la camomille,  une balayette, et vous, vous cherchez un homme grand ! Madame, je ne suis pas sûre qu’ils aient ça en magasin ! »





La dame, pas habituée à mon humour, rougit jusqu’aux oreilles et essaie d’expliquer à l’attroupement qui se fait autour d’elle qu’elle s’est mal exprimée et qu’elle ne retrouve plus  son mari qui est grand, mais je n’ai pas pu la renseigner. Surtout que son mari, il devait changer tout le temps de rayon, c’est pas facile.






Pendant ce temps-là, le monsieur qui cherchait la camomille, continuait à chercher la camomille.






Je dédie cette histoire vraie à Balmeyer qui me fait rire chaque fois que j’attends à la caisse en prenant garde de ne pas me mélanger.
par zab publié dans : promenades
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Vendredi 28 décembre 2007
Il y a de grandes chances que, pour cause de premier déménagement, nous soyons privés d'internet un "certain" temps.
Donc, rendez-vous dès que possible, avec certainement pleins de choses passionnantes à nous raconter !
par zab publié dans : la retraite, c'est bien !
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Mardi 25 décembre 2007
Un poème de Pablo Neruda,cadeau pour la nouvelle année 2008. Qu’elle soit riche de votre enthousiasme, de vos rencontres, de vos projets, de votre joie de vivre et de l’amour et de l’amitié de ceux qui vous sont proches.


Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
 celui qui ne lit pas,
 celui qui n’écoute pas de musique,
 celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu


Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les
conseils sensés.
Vis maintenant!

Risque-toi aujourd'hui!

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d'être heureux

Pablo Neruda.


Muere lentamente quien no viaja,
quien no lee,
quien no oye música,
quien no encuentra gracia en sí mismo.
Muere lentamente
quien destruye su amor própio,
quien no se deja ayudar.
Muere lentamente
quien se transforma en esclavo del hábito
repitiendo todos los días los mismos trayectos,
quien no cambia de marca,
no se atreve a cambiar el color de su  vestimenta
o bien no conversa con quien no conoce.
Muere lentamente
quien evita una pasión y su remolino de emociones,
justamente éstas que regresan el brillo a los ojos
y  restauran los corazones destrozados.

Muere lentamente
quien no gira el volante cuando está infeliz con
su trabajo, o su amor,
quien no arriesga lo cierto ni lo incierto para ir
atrás de un sueño
quien no se permite, ni siquiera una vez en su vida,
huir de los consejos sensatos...
¡ Vive hoy !
¡ Arriesga hoy !
¡ Hazlo hoy !
¡ No te dejes morir lentamente !
¡ NO TE IMPIDAS SER FELIZ !

Pablo Neruda  Prix Nobel de Littérature
1971

Photos d'origine inconnue





par zab publié dans : petits plaisirs et gros chagrins
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Dimanche 23 décembre 2007
Pas le temps d'écrire en ce moment ! (enluminures, chorale, déménagement...), alors des  images toutes seules pour ne pas avoir toujours la même chose à regarder si, malgré tout ça, vous continuez fidèlement à venir faire un tour de temps en temps .

par zab publié dans : promenades
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Vendredi 21 décembre 2007

 

Un pamphlet dAlain Brossat, philosophe à Saint Denis :

 

Bouffon Imperator, la comédie humaine du pouvoir.

 

Journal des 100 (premiers, hélas) jours du Bouffon Morbide.

 

Quelques extraits :

 

 

23 juin 2007 ­

Une notion qui nous vient des Anciens : l’aptitude d’un sujet à gouverner les autres (une Cité, un Empire) est tributaire de sa faculté de se gouverner soi-même. Le « spasmodisme » bouffonnien, ses affabulations, ses sautes d’humeur et, affirment les journalistes, ses crises de fureur noire, nous en disent suffisamment long sur les dissensions qui, en permanence, déchirent ce tempérament, en dissocient les éléments et l’empêchent de trouver l’équilibre nécessaire, le « juste milieu » des principes en lutte. L’agitation permanente de ce petit homme en proie à son excès de narcissisme, la fuite en avant sans fin qu’il pratique sont la manifestation de cet échec sans fin à se gouverner soi-même. Et c’est sur cet échec qu’est calquée la présomption selon laquelle il aurait vocation à gouverner les vivants de ce pays.

 

 

 


30 juin 2007 ­

Dans l’Hebdo de Lausanne, repris par Courrier International, une journaliste et professeur de sport tourne en dérision le style sportif mis en scène par Bouffon : « [...] Il court très mal. Sa foulée est d’une inefficacité ahurissante pour un homme qui se veut synonyme d’efficience [...]. Son déplacement est laborieux. Ses rictus de souffrance accompagnent des efforts bien mal récompensés, parce que mal investis [...]. Ses pieds orientés à 11 h 05, voire 10 h 10, évoquent Chaplin, mais ne favorisent pas sa course. Idem pour le moulinet du bras droit. Quant à sa foulée rasante, due à un cycle arrière quasi inexistant, elle ne lui permet pas de rebondir, mais le scotche carrément au sol [...] », etc.

Cette savante « analyse biomécanique » de la course bouffonne est surtout une allégorie du mauvais gouvernement : tout y est, les membra disjecta, les énergies dilapidées, les actions inappropriées, la discorde établie au sein d’un même corps... Nous y revoici : dis-moi comment tu cours, je te dirai comment tu gouvernes ! « Puisse sa politique ne pas subir le même sort [que sa foulée inefficace] », conclut, non sans criante hypocrisie, la spécialiste helvétique...

 

par zab publié dans : petits plaisirs et gros chagrins
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Mercredi 19 décembre 2007

 


Aujourd’hui, je dois avoir fini de mettre tous nos livres en carton.


Tous. Il serait raisonnable de faire un tri, de n’en emporter que moitié, ce serait largement suffisant, mais lesquels ?


Choisir de ne garder qu’un livre sur deux, ou plutôt, décider de ne pas garder, de jeter, de se débarrasser d’un livre sur deux, c’est mission impossible.


Alors, on garde.



 


 

Et je les mets dans des cartons, des petits, parce que le papier, c’est lourd, deux rangées de petits livres et une autre en travers de plus gros, ça tient.

 

 


Une boule de lait concentré sucré à l’acide borique au cas où un cafard aurait l'intention

 de déménager avec nous (vous ai-je raconté que nous cohabitions avec des cafards ?), du scotch tout autour du carton, deux étiquettes pour la destination future et c’est emballé.


 

Vraiment, il serait beaucoup plus raisonnable de se séparer de ces livres, ça simplifierait les déménagements,.



Oui, mais après, quand on cherchera un livre et qu’on ne le trouvera pas, on sera très malheureux.


Alors, on les garde.

par zab publié dans : la retraite, c'est bien !
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