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Bienvenue sur beatus.vir.

Du latin beatus, heureux et vir, l’homme.

Les « B » richement enluminés étaient l’initiale d’une phrase qui commençait les livres saints ; « Heureux l’homme qui écoute la parole de Dieu ».

Comme l’homme heureux est un bon programme pour la vie, j’aime ce titre pour mon blog.

Je parlerai ici d’enluminures, mais aussi de tout ce que j’aime et qui me fait « bouger » ; les thèmes sont en dessous , et ils peuvent changer au gré de mes coups de cœur.

Bonne visite !


 

 






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Dimanche 20 mai 2007

Le plus inattendu, c’est que les deux œuvres qui me plaisaient le plus (dans l’optique « inattendues »), je ne peux pas vous les mettre…. Parce que je suis une piètre photographe pour l’une, et parce que l’autre est installée dans l’église et que c’était l’heure de la messe.

Je ne crois pas que j’y retournerai : il pleut. Tant pis.

Je vous mets donc quelques objets d’art glanés au cours de ma promenade. Sans trop de commentaires, si vous voulez des précisions, n’hésitez pas à me les demander.

 

 

 

 

Je vous mets les titres des objets sur les photos (en suivant) je ne sais pas comment faire pour les mettre juste en dessous de la bonne photo :

la 1 : Soldes d'été

la 2 : Croa-sance

la 3 : ????

la 4 : Ange au repos

la 5 : ????

A la maison de la science, il y avait une exposition sur le « design du chocolat ». Les photos que j’ai prises ne rendent pas grand chose, et il y avait une vidéo conférence sur le sujet.

Vu le monde et les échos que j’en ai déjà eu, c’était très bien. Mais il n’y avait plus de place.

par zab publié dans : promenades
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Dimanche 20 mai 2007
Je vous avais dit que je vous raconterai les "inattendus" avec photos.
Il pleut des cordes !
Je sortirai prendre les photos plus tard, c'est quand même mieux avec un brin de soleil, les expos en plein air !
Et puis aussi, je préfèrerai faire mon safari photo sans la pluie, vous me comprendrez bien.
Pour vous faire patienter, juste une photo que je viens de trouver sur internet (sur un site de jeu en espéranto) et qui a fait tilt : je me suis toujours demandé pourquoi j'aimais le rugby (à la télé...), et bien, c'est à cause de  ça  :

A tout à l'heure !
par zab publié dans : petits plaisirs et gros chagrins
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Jeudi 17 mai 2007

Je ne vous ai pas dit, mais pendant mon escapade à Paris pour le stage d’enluminures, j’en ai profité pour aller voir l’exposition de la Bibliothèque Nationale (Site Richelieu) de manuscrits anciens (antérieurs à l’an mille).

Je savais d’avance que je ne serai pas déçue, c’est vraiment la période qui m’intéresse le plus en ce qui concerne les enluminures, évidemment.

Je n’ai pas été déçue : une bonne soixantaine d’ouvrages anciens présentés ouverts à leur plus jolie page illustrée ; j’ai pu apprécier la chaleur des couleurs, la précision du trait au delà de la « naïveté » apparente du dessin ; j’aurais voulu tout garder en mémoire en détail, malheureusement, une fois sortie, pftttttt !! envolé tout ça…..  Je les retrouve sur le site http://expositions.bnf.fr/carolingiens/index.htm  ouvert exprès par la Bibliothèque Nationale, mais ce n’est pas pareil : on ne retrouve pas les couleurs pareil, et il faut drôlement faire fonctionner sa mémoire pour essayer de se rappeler la beauté de l’original !

C’est pour ça que j’aime peindre des enluminures, parce que je retrouve sur le parchemin le chatoiement, la gaieté et la lumière des vraies enluminures. Les peintres d’enluminures sont des bienfaiteurs de l’humanité !

Pour aller à l’exposition, j’ai marché du Centre Pompidou (près duquel se déroulait mon stage) jusqu’à la Bibliothèque Nationale, grâce à un itinéraire trouvé sur internet qui s’occupe aussi des piétons. Il m’avait dit 20 minutes de marche, c’est faisable, et j’ai bien fait pour plusieurs raisons :

D’abord, il n’a pas plu.

Ensuite, je suis passée par des coins que je ne connaissais pas du tout : je ne savais pas qu’il y avait un joli jardin derrière l’horrible forum des halles. Un peu plus loin, je suis passée par la galerie Vivienne, étonnant vestige de centre commercial du siècle dernier ! Pourvu que ce passage reste tel quel !

par zab publié dans : enluminures
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Mardi 15 mai 2007

 

Oui, mais c’est aussi beaucoup (plus ?) de l’entraînement et surtout des trucs de techniques à rechercher inlassablement pour se perfectionner et ne pas rester dans les mêmes bégaiements.

J’étais donc en stage ce week-end pour aborder courageusement (il en faut) la peinture des végétaux dans les enluminures plus récentes (début du 16ème siècle).

Ce ne sont pas les enluminures que je préfère, elles sont presque trop sophistiquées pour moi. J’aime les enluminures anciennes, naïves et mal dégrossies (il serait plus juste de dire « paraissant » mal dégrossies quand je vois le mal que j’ai à les reproduire).

Mais j’étais contente d’apprendre cette nouvelle technique qui de toutes façons me reservira  dans bien des cas.

J’ai choisi ce modèle 

 

Première bonne surprise : le fond qui paraît orangé est en fait peint avec de l’or en poudre (ou en barre, moins cher, ou en or minéral, carrément bon marché)

Une fois qu ‘il est posé, le résultat est vraiment très beau. On est bien dans l’enluminure. J’étais contente d’être venue.

Ensuite les fonds.

Notre prof, Béatrice,  enlumineuse chevronnée et  chercheuse infatigable des méthodes médiévales de l’enluminure, nous explique comment poser la couleur du fond : « Une consistance de votre pigment, vous voyez, dense, mais en même temps léger ;  assez transparent pour voir vos traits, mais pas trop délayé, enfin vous voyez… » Pas facile d’expliquer avec des mots un « coup de main » ; pour le moment, on ne voit pas grand chose.

Heureusement, elle passe inlassablement de l’une à l’autre et nous montre par un coup de pinceau et la parole comment procéder. C’est le meilleur des cours.

Cela dit, moi aussi, j’essaie de lui corriger ses défauts : elle a la fâcheuse manie de sucer son petit pinceau pour l’humidifier « juste ce qu’il faut » pour estomper les traits trop nets. Quand on sait que la plupart des pigments naturels sont toxiques, elle va finir par attraper une maladie. Mais j’ai bien du mal ! Quand un mauvais pli est pris, c’est dur de se corriger.

Il faut broyer très très finement les pigments (plutôt deux fois qu’une) étant donné la finesse du travail demandé ; l’enluminure , c’est aussi toute une cuisine !

Puis, toujours sur ses indications, je démarre la peinture des baies. J’ai choisi une branche de « fragon » ; il semble que cela s’appelle « ruscus » maintenant, qui est une sorte d’arbuste qui peut être comparé au houx, mais sans les feuilles piquantes et qui donne des baies rouges (toxiques). Vous ne me croirez pas, il y a 5 couleurs différentes à utiliser pour réussir une baie bien appétissante qu’on n’a pas le droit de manger. Sur la photo de mon travail pas terminé, il y a une boule terminée par Béatrice pour que sache la marche à suivre ; vous saurez la reconnaître, je dois finir les autres de la même manière.

Idem pour les feuilles.

Pareil pour le papillon.

Il va falloir que je m’y remette. J’ai bien encore deux jours entiers de travail dessus.

par zab publié dans : enluminures
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Dimanche 13 mai 2007
Je rentre de mon stage. Je vous raconterai demain, mais je dois absolument vous informer  de cette bonne nouvelle :
par zab publié dans : petits plaisirs et gros chagrins
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Vendredi 11 mai 2007

Pourtant, il faut bien s’occuper de la maison de temps en temps. Je pourrais laisser ça aux hommes avec qui je la partage, mais eux non plus n’aiment pas ça, et en plus, ils ont une tolérance beaucoup, beaucoup plus élevée que moi au désordre et à la poussière

Donc, le salut ne viendra pas de ce côté-là.

Et ne venez pas me dire que je les ai mal éduqués. Je voudrais vous y voir : vous ne les connaissez pas !

Alors, ce matin, c’est ménage, enfin, pas tout de suite, après mon article, ma recherche d’images, la mise en page et la mise en ligne, donc pas tout de suite.

C’est incroyable l’imagination que je peux avoir quand je n’ai pas envie de faire quelque chose pour m’inventer des obligations plus urgentes !

Mais enfin, quand même, il faut bien que je vous écrive quelque chose, hier je n’ai rien mis, en plus demain et dimanche, je suis en stage (d’enluminures) loin de chez moi, et ça m’étonnerait que je puisse trouver le temps de vous écrire.  Peut-être quelques photos.

Mais il faut aussi que je range un peu la maison pour la même raison : je ne serai pas là pendant deux jours.

Je commence par quoi ?  J’ai bien deux lessives à faire tourner ; j’ai la cuisine à nettoyer, à ranger, des légumes à préparer, un gâteau à faire. Les journaux et papiers pas importants traînent sur la table de la salle à manger, il faut que je mette de l’ordre là dedans.

Il faut que je range mon bureau (là où il y a l’ordi sur lequel je vous écris présentement). Vu la hauteur des documents de toutes sortes qui s’entassent pêle-mêle, ça ne va pas se faire en cinq minutes.

A 9 heures, je m’y mets, promis.

Bonne journée à tous, et à bientôt

Ah ! J’allais oublier : les photos au dessus, ce n’est pas chez moi, mais ça aurait pu…

J'ai trouvé un homme de ménage qui sera parfait pour mon grand ménage de printemps.

 

par zab publié dans : petits plaisirs et gros chagrins
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Mercredi 9 mai 2007
Beau gâchis et belle colère… J’ai reçu un texte que je vous mets en lien. J’ai hésité entre ce texte de saine colère, et un conte qu’une inconnue vient de m’envoyer sur ma boite aux lettres.
J’étais en train de me demander ce que j’allais vous proposer aujourd’hui, et en un quart d’heure, pof, j’ai l’embarras du choix, il faut pas que je me bile pour l’alimenter, ce blog.
Les deux dans leur genre parlent de la même chose ; je vous mets plutôt le conte parce que j’ai déjà beaucoup de choses très sérieuses sur le blog, et même s’il est un peu long, lisez-le, il est très instructif, et après vous irez sur le site pour l’autre texte http://front-solidaire.effraie.org/

...Conte Peule...

 La Gifle

 Un conte du Sénégal et de l'Afrique de l'Ouest, choisi par Anouk Grinberg.
 Dans un petit pays, un despote s'est installé. Ce n'est pas le premier, ce ne sera pas le dernier.
Pour gouverner, il a besoin, comme tout despote, que son peuple ait peur et qu'il devienne ignorant.
Pour la peur, ce n'est pas difficile : celui qui lui désobéissait avait la tête coupée. Celui qui le contredisait avait la tête coupée. Celui dont la tête ne lui revenait pas avait la tête coupée.
Parfois il coupait les têtes sans raison, pour s'amuser.
Puis il a pris les hommes les plus stupides du pays, les plus lâches, les plus veules, les plus hypocrites, les plus égoïstes, et il les a mis aux postes clés du royaume : armée, police, espions.

Rendre un peuple idiot est plus long. Il a interdit tout d'abord que l'on apprenne à lire et à écrire aux enfants et il a fermé les écoles. Alors ceux qui savaient lire lisaient les livres à ceux qui ne savaient pas. Il a brûlé tous les livres du royaume. Les despotes détestent toujours les livres. Les conteurs sont arrivés et ils ont commencé à raconter ce qu'autrefois, on lisait dans les livres. Le despote a interdit les conteurs, les bavards, les histoires.
Mais le soir, dans le secret des maisons, les mères racontaient encore les vieilles légendes à leurs enfants, pour les endormir et pour peupler leurs rêves.
Les despotes se méfient des rêves de la nuit, ça peut donner des idées le jour.
Il a voulu interdire les mères mais on le lui a déconseillé.
Sans elles, le pays risquait de s'écrouler.
Alors il a recouvert les femmes de tissu, de la tête aux pieds. On ne devait plus rien deviner d'elles et il leur a ordonné de rester muettes. On ne voyait plus que leurs mains qui lavaient, préparaient les repas, s'activaient.
Mais un jour, un espion avertit le despote que dans un village reculé, une vieille femme apprend à lire et à écrire aux enfants, en traçant des mots sur le sable. Une fois la leçon terminée, ils effacent les traces ...
Le despote décide de faire une punition exemplaire. Il rassemble son peuple. On fait venir la femme ligotée. D'un geste brusque, le despote lui retire le tissu qui cache son visage. Il est entièrement ridé. Les rides de la souffrance se mêlent inextricablement à celles plus fines de tous les sourires que cette femme a offerts au cours de sa vie. Et dans cet enchevêtrement de lignes, brillent deux grands yeux d'un noir profond.
 - Alors vieillarde décatie, tu oses prétendre détenir le savoir et, pire encore, le transmettre ?
 - Oh non ! répond la femme. Ce que je sais n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan de toutes les connaissances !
- Eh bien, voyons si ta goutte d'eau va nager ou se noyer dans l'océan !  Je vais te poser une question et si tu es incapable d'y répondre, je te couperai la tête comme à mon habitude ... Et puis je couperai la tête de tous ces jeunes enfants à qui tu prétendais apprendre à lire, et pourquoi pas à réfléchir !
Devant le despote, brûle un petit feu. Avec une pince, il prend une braise rougeoyante et la jette dans une cruche remplie d'eau. Psssshhhhiiiitttt !!!
- Alors vieillarde ridicule, qui de la braise ou de l'eau a fait ce «pshittt » que tu viens d'entendre ?
- Je suppose, à la fois, la braise et l'eau ... répond la femme.
- Oui, mais dans quelle proportion exacte d'intensité ? ricane le despote.
La vieille femme ne sait quoi répondre. Elle pâlit, elle attend la mort.
Mais brusquement elle se souvient que des enfants vont aussi avoir la tête coupée.
Alors la colère la prend. Une colère magnifique, fantastique, cataclysmique, une colère historique !
Et pour une fois, quoi qu'on dise, cette colère est bonne conseillère.
Maîtrisant sa rage et sa haine, respectueusement, elle s'approche du despote, s'incline humblement puis, d'un coup, elle lève son bras et, de toute la force de sa colère, sa main, clac ! vient frapper la joue du despote.
- « Qui de ma main ou de ta joue a fait ce "clac !" que tu viens d'entendre ? Et surtout dans quelle proportion exacte d'intensité ? » demande la vieille femme.
Le despote, interdit, se frotte la joue. Il a l'air si ahuri que le peuple éclate de rire, d'un rire d'une telle ardeur, d'une telle ampleur qu'il les délivre de leur peur. Ils sont si nombreux ! Ils se jettent sur les généraux, les espions, le despote. Ils les ligotent tout nus et les laissent dans la forêt.
Sans doute le lion les a déchiquetés, le crocodile les a dévorés, le léopard les a croqués, la hyène a léché leurs os et la terrible panthère rouge a sûrement gobé leur petite cervelle ... Mais on ne va pas pleurer !
Depuis, dans ce pays, on apprend aux enfants que la colère et le rire sont les armes des pauvres.
Tiré du livre "Tour du monde des contes sur les ailes d'un oiseau", éd. Rue du Monde.



par zab publié dans : petits plaisirs et gros chagrins
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Mardi 8 mai 2007

Je suis retournée à mon enluminure ; je n’arrivais pas à m’y remettre. D’abord les élections m’ont pris pas mal de temps ; il faut bien s’intéresser, quand même. Bon, c’est terminé, et j’ai bien besoin de me changer les idées.

En plus, cette histoire de gesso qui bullait, ça me tracassait, mais mon ami Marc (http://enluminures.info/)  m’a donné un truc qui a l’air assez efficace : étaler le gesso sur une plaque de verre avant de l’utiliser, et les bulles partent. J’ai essayé, et elles sont parties. Merci, Marc.

Mais entre temps, j’avais commencé à poser l’or : et là, re-cata,  l’or n’adhérait pas à mon gesso, rien…. Presque rien….Pas plus l’or au gesso que moi à l’UMP.   Ne pas s’énerver, surtout, y revenir après avoir fait autre chose, et réflechir un peu.

Quand je suis en stage, avec ma prof, l'or adhère, allez savoir pourquoi ....


J’ai décidé de tout recommencer : j’ai poncé avec de la ponce de soie mon « gesso à bulles qui ne collait pas » et du coup l’or que j’avais déjà posé a été perdu (quand on sait le prix que ça coûte !) et j’ai tout repassé avec mon gesso tout neuf, dans lequel j’avais rajouté une dose de colle de poisson, et que j’avais  étalé pour enlever les bulles.

Le résultat est mieux : le gesso est plus lisse, et du coup (à cause des deux couches) plus épais, ce qui est bien plus joli pour faire briller l’or.

L’or adhère mieux, mais ce n’est pas encore ça….  Mais je vais continuer et essayer de rectifier et surtout de travailler avec plus de minutie, vérifier que mon or est bien collé sur les bords bombés du gesso, bref, j’ai encore des coups de main à attraper ! Et vu la surface d’or qui m’attend sur cette (………)  d’enluminure, je n’ai pas fini de dire des gros mots !

La prochaine, je la choisirai sans or.

par zab publié dans : enluminures
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Lundi 7 mai 2007


Je vous mets en bloc un commentaire trouvé sur le blog à Mélenchon ; il est, je trouve, clair et lucide. Je vous le propose tel quel :

La messe est dite

 Les militants du PS et ceux des autres partis de gauche ont fait ce qu’ils pouvaient, ou ce qu’on leur demandait. Pour faire gagner Ségolène et faire gagner la gauche, d’autant que chacun sait qu’aprés la présidentielle arrivent les législatives. Il serait probablement prétentieux et prématuré, aujourd’hui, d’affirmer qu’avec un autre candidat on aurait gagné.

Mieux vaut commencer par quelques constats aussi objectifs que possible et quelques questions.

1) N’était-ce pas quand même un pari risqué que de choisir un(e) candidat(e) ayant certes des qualités et des atouts, mais qui ne figurait pas parmi les 20 principaux responsables dans la « hiérarchie » du PS ? Dans quel pays, la gauche a-t-elle osé un tel pari ?

2) Certes, il faut s’efforcer de faire une campagne « de propositions » et pas seulement critiquer le sortant et son bilan. Mais 3 constats s’imposent :

- de moins en moins d’électeurs font confiance aux « promesses » faites par les candidats quels qu’ils soient

- en plus, en fin de campagne, SARKOZY avait sans vergogne repris à son compte quasiment toutes les propositions de Ségolène (y compris de donner à l’opposition la présidence de la commission des finances... !). Le piège s’était refermé.

- la souffrance sociale, la souffrance au travail (suicides sur les lieux de travail ), la souffrance morale de millions de gens est telle qu’ils attendent aussi des leaders politiquent qu’ils « disent » et dénoncent ces souffrances. Sarkozy, le Pen et Bayrou l’ont fait, souvent avec démagogie ... ; les candidats à la gauche du PS l’ont fait aussi, de manière plus crédible. Et au total, tous ceux-ci qui ont « dénoncé » les souffrances du peuple ont recueilli plus de 70% des voix au 1er tour ! Cela devrait faire réfléchir.


3) Un candidat de gauche ne devrait-il pas, inlassablement, comme le faisait François Mitterrand, dénoncer et expliquer les causes profondes des injustices sociales et économiques ? En particulier les exigences délirantes de rendement des capitaux qui sont aujourd’hui de 15% et plus . De plus en plus d’économistes, y compris parmi les libéraux (Jean Peyrelevade, Patrick Artus etc ...) écrivent des livres pour expliquer que cette exigence de rendement des capitaux nous conduit dans le mur, socialement, écologiquement, moralement ...et que même la démocratie en est menacée.
Au lieu de s’appuyer sur ces faits, sur ces analyses, au lieu d’en informer les français –ce qui au moins nous différencierait clairement de l’UMP- la direction du PS et la candidate ont réussi la « performance » de n’en rien dire pendant les 5 mois de campagne. Alors que c’était une occasion exceptionnelle qui ne se présente qu’une fois tous les 5 ans.

Ceux qui conduiront la campagne du PS pour les législatives en parleront-ils enfin ? On peut en douter. Car il y a malheureusement près de 20 ans que le PS a abandonné ce qui devrait être la fonction 1ère d’un parti de gauche : l’éducation populaire sur les problèmes économiques et sociaux, sur les comportements et intérêts de classe. Et de ce manquement gravissime, ce n’est pas Ségolène qui en est responsable

La défaite du 6 mai n’aura pour le PS et pour ses militants qu’un seul mérite, amer. Celui de rendre inéluctable et indispensable la clarification/recomposition de la gauche. C’est-à-dire, un peu schématiquement, une clarification entre ceux qui veulent comprendre et s’attaquer à la racine des injustices de ce monde et ceux qui se satisfont d’en atténuer les symptômes.

Posté par : andré 69 | 06.05.2007 à 21:52

par zab publié dans : ne pas baisser les bras, jamais
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Lundi 7 mai 2007

 

Je ne reviens pas sur la victoire de Sarkosy. Il était content, ses supporters aussi ; c’est normal. Ils ont gagné.

Par contre, ce qui m’a tout de suite étonné et mis très mal à l’aise, c’est la joie affichée de Ségolène Royal, grande perdante, même pas à moitié gagnante, de cette élection.

Quoi ! Des millions de gens qui espéraient que la gauche et sa générosité reviennent au pouvoir venaient de prendre une claque en apprenant que Sarkosy et son kärcher s’installaient à l’Elysée, et étaient immensément déçus et tristes, et voilà Ségolène, radieuse et souriante, très contente finalement.

C’est sûrement la seule qui ne prendra pas de plein fouet tout ce que le nouveau président nous concocte en matière de régression sociale, de politique sécuritaire, etc….

C’est indécent, cette joie affichée, complètement en décalage avec la tristesse du peuple de gauche. Strauss Kahn et Fabius étaient tristes, eux, sur les plateaux télé.

Qu’est-ce qu’il y a dans sa tête ? Pourquoi est-elle contente comme ça ?

J’ai un peu écouté ses déclarations, elle prend le PS d’assaut, se pose en chef de file, va faire un grand rassemblement bientôt (une grande fête ?) pour fêter cette défaite….. Mais les autres, mais nous, qu’est-ce qu’on devient ? Je me sens trahie, là….

 

par zab publié dans : ne pas baisser les bras, jamais
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